Texte Libre

Jeudi 12 mars 2009

Voici le récit tant attendu!


il s'agit du récit que lesbi (Ophélie et Arielle) firent de cette réunion de femmes dans un château du Périgord. Juliette et Élisa n'eurent que peu d'ajouts à proposer. Nathelebi et moi-même, avons fait la révision finale et la mise en ligne.

Quelle Roomzette se dissimule derrière Ophélie et lesbi, le secret restera impénétrable...

Un week-end de rêve en Périgord !


Par lesbi (édition préparée par Nathelebi et Manon


Première partie


Une fois qu'elle eut terminé son petit discours de bienvenue, et tandis que Kristin nous servait, généreusement, l'apéritif, Eve, notre hôtesse, demanda à chacun des couples de se présenter. Le hasard fit que ce fut à moi de commencer :

"Je suis Ophélie, j'ai 22 ans, et voici mon amie, Arielle. Elle a 28 ans, elle est employée de banque. Nous habitons Lyon. Je suis secrétaire à la Communauté Urbaine. Nous vivons en couple depuis quatre ans, et je n'ai jamais fait l'amour avec un homme. Arielle, elle, était mariée lorsque nous nous sommes rencontrées. Nous aimons bien faire de nouvelles rencontres, pour éprouver notre attachement l'une à l'autre et aussi, parce que ça nous stimule, essayer d'autres pratiques.
—Merci Ophélie, reprend Eve, pouvez-vous nous dire, toi ou Arielle, quelles sont vos pratiques préférées ?"

C'est Arielle qui répond :

"en dehors du classique, c'est-à-dire, baisers, caresses sur toutes les parties sensibles du corps, et, bien sûr, de longs et succulents "cunnis", c'est le fist-fucking vaginal que nous essayons de perfectionner, et qui commence à nous donner de bonnes sensations.
—Bien, bien ! Arielle, voilà qui va nous aider beaucoup au cours de ce stage. Bon, à qui maintenant ? Laurence, peut-être ?"

Laurence se lève. C'est une petite brune, bien en chair, mais pas grosse. Non ! Sa compagne, Carmen, est brune aussi, et, à l'inverse, grande et longiligne.

"Je suis Laurence, et voici Carmen, ma copine : nous avons trente ans et nous venons de Bordeaux. Nous sommes ensemble depuis toujours puisque nous sommes, en fait, demi-sœurs. Nous n'avons jamais couché avec des hommes, nous pratiquons à peu près tout, sauf le fucking que nous remplaçons par des godes de toutes sortes.
—Oh, comme c'est intéressant ! Voilà d'autres expériences. Et que faites-vous dans la vie, Carmen ?
—Nous sommes professeurs de lycée.
—Bien, bien ! Et avez-vous des relations avec d'autres femmes ?
—Non, pas du tout ! Nous n'avons jamais osé le faire.
—C'est pour ça que nous avons répondu à votre annonce, pour essayer l'échangisme dans de bonnes conditions" ajoute Laurence.

Ensuite nous avons Natacha, trente ans, une blonde au corsage débordant et son amie, Mireille, sombre méditerranéenne un peu moins ronde, trente-cinq ans, toutes deux parisiennes, jolies femmes bien soignées, mariées et mères de famille, sans profession. Un peu bourges, quoi !, mais à l'air très sympa ! Elles se fréquentent depuis une dizaine d'années. Elles se sont rencontrées grâce à des partouzes avec leurs époux et d'autres couples : elles ne sont pas très expérimentées dans les relations saphiques et sont justement là "pour apprendre entre femmes".

Eve se réjouit de la diversité des stagiaires qui commence à se dessiner... et demande à Juliette et Élisa de se présenter. Elles sont de Paris. Elles ont 27 et 33 ans. Élisa est peintre, et Juliette est journaliste.

"Il y a peu de temps que j'ai compris ma véritable tendance poursuit Juliette. Grâce à Élisa qui est la jumelle de mon copain Claude. Je me croyais plus hétéro que bisexuelle. D'ailleurs je n'avais que des relations occasionnelles avec des femmes. Mais, avec Élisa, c'est autre chose, je me sens beaucoup plus lesbienne que bi. J'ai du mal à supporter Claude, maintenant, c'est pourquoi, j'ai voulu, avec l'accord d'Élisa, venir ici pour bien comprendre ma situation.
—Et qu'en penses-tu Élisa ?
—Eve, je me sens très amoureuse de Juliette. Mais, elle n'a pas beaucoup de savoir faire. Donc, je me sens frustrée. Le séjour ici ne peut que nous être bénéfique.
—Je vois, nous allons vous aider ! Dès cette nuit, je prends Juliette avec moi, si elle le veut, bien sûr.
—Oh, oui ! Je le veux. Merci Eve !"

C'est au tour d'Estelle et de Caroline, puis de Rama et Thui. En réalité, d'après ce que nous explique Estelle, belle rousse dodue et avenante qui s'annonce âgée de trente-cinq ans, ces quatre femmes vivent ensemble à Montpellier, en bonne intelligence, et ne forment pas deux couples mais un quatuor. Un ensemble à quatre instruments assez différents, si j'ose ainsi m'exprimer ; en effet, outre Estelle, Thui, toute menue femme-enfant d'origine asiatique (nous apprendrons plus tard que ses parents sont venus du Viet-Nam, et qu'en réalité, elle a trente ans passés !), Rama est Malienne, grande noire pulpeuse de fière prestance, et qui fait une très jolie quadragénaire. Quant à la dernière, Caroline, la plus jeune avec ses vingt-cinq ans, malgré ce prénom qui n'a rien d'exotique, en la voyant, on l'imagine bien la poitrine nue, avec un collier de fleurs, sortant sinon des lointaines Îles du Pacifique, au moins d'un tableau de Gauguin ! Ces quatre-là font leur effet, et Eve elle-même, en reste sans voix. C'est alors la discrète Kristin qui demande en s'adressant à l'aînée des quatre, Rama :

"Ainsi, vous ne vivez pas en couples, mais à quatre ?
—Mais oui, Kristin, nous nous aimons à quatre, sans préférence, nous avons même été cinq, mais notre amie, Catherine, nous l'avons perdue, hélas ! Nous partageons tout, même notre argent est commun. Estelle, qui est chef d'entreprise, gagne toute seule, bien plus que les trois autres réunies. Et de beaucoup, je dois dire ! Car Thui, qui elle est modèle, touche de bons cachets, avec la pub et quelques photos érotiques, mais moi, je n'ai qu'une petite indemnité de chômage et Caro, qui est encore étudiante, n'apporte au pot commun qu'une modeste bourse. Mais nous nous entendons bien, il n'y a jamais de dispute et nous vivons bien, dans l'amour que nous avons chacune pour toutes les autres."

Eve, qui a entre temps retrouvé sa voix, s'exclame : "c'est vraiment magnifique ! En voilà une belle leçon d'amour et de tolérance ! En fait, vous vous inscrivez dans la longue tradition des tribades. Que pouvez-vous nous dire sur la façon dont vous faites l'amour à quatre? Et aussi sur les raisons de votre candidature ? Qui va répondre ? Estelle ?
—C'est Thui, n'est-ce pas, tu veux bien répondre sur nos pratiques ; tu es la meilleure et la plus belle d'entre nous, et un peu aussi notre chef, ou plutôt notre guide. En effet, elle est riche de tout le savoir faire de ses ancêtres asiatiques dans le vaste domaine de la sensualité. C'est toi qui nous régale bien souvent avec ta subtile délicatesse. Moi, je vais juste répondre à la deuxième question. Nous sommes si bien ensemble, que nous voudrions voir ce qu'il se passe dans un groupe plus grand, comme celui qui est ici réuni, et aussi faire de nouvelles connaissances, pour nous agrandir, nous pensons qu'il nous faudrait un peu de nouveauté : nous n'avons pas encore remplacé notre chère Catherine.
— Mes amies et moi, reprit Thui de sa jolie petite voix musicale, nous n'avons qu'un but, jouir entre nous, l'une par l'autre, sans nous priver d'aucune possibilité. Nous avons chacune notre spécialité : Rama, elle a fait des études de kinésithérapie, avant de devenir esthéticienne, c'est notre spécialiste en massages érotiques. Estelle, sa spécialité, c'est l'usage de la langue. Le duel de langues pendant le baiser, c'est divin ! La langue sur les zones spéciales du sexe, aussi ! En cela, elle est secondée aussi par Caro qui nous apporte tout ce que les polynésiennes savent faire de leur langue, partout sur le corps. Et croyez-moi, c'est inimaginable tout ce qu'elles attisent en nous, toutes les deux. D'ailleurs, vous verrez ! Quant à moi, à cause de mes mains étroites, et de mon fin poignet, ma spécialité, c'est la pénétration vaginale et la stimulation du point G. Il paraît que j'y réussis bien. Mais, si ma main est petite, ma vulve est étroite et mon vagin aussi : ce que je peux faire aux autres, les autres ne peuvent pas me le rendre ! Alors j'ai une autre spécialité, dont je bénéficie, mais les autres aussi : c'est l'usage des sex-toys. J'ai même participé à une pub sur les sex-toys. Vous l'avez peut-être vue sur YouTube. Sinon, j'ai apporté cette vidéo pour vous la montrer. Voilà, nos pratiques sont multiples, mais, et c'est essentiel, tout se fait dans la délicatesse. C'est d'ailleurs, vous le savez bien, tout l'avantage de l'amour entre femmes ! Toutes, les quatre, nous avons fait, et faisons encore, parfois, l'amour avec des hommes, mais c'est tout autre chose que nous recherchons alors... et qui ne remplace en aucun cas tous les plaisirs que nous échangeons."

Après cela, on comprendra que les deux autres couples sont, sur le moment, passés presque inaperçus. D'abord, Céline et Marie, les plus mignonnes et les plus jeunes (vingt ans chacune). Étudiantes lesbiennes débutantes, et montpelliéraines, elles se sont déclarées fortement intéressées par notre quatuor ! Quant à Élénore et Sylvie, en couple depuis vingt ans, elles n'ont pas fait part d'une grande expérience, n'ayant pas connues d'autres partenaires, si ce n'est un homme, un ami qui s'est dévoué pour faire à chacune un enfant.

Finalement, Eve a clos cette séance de présentation, en parlant du couple qu'elle forme avec Kristin.

"Nous vivons ensemble depuis quinze ans, c'est-à-dire depuis que j'ai rencontré Kristin venue au pair, de Londres, dans mon ménage, à Paris. Mon mari qui, de toute façon me trompait outrageusement depuis longtemps, m'a alors abandonnée, et dans un divorce à l'amiable, j'ai conservé tout naturellement ce château qui me venait de ma famille, et nous en avons fait, petit à petit, Kristin et moi, un hôtel "Relais & Châteaux". Nous en vivons assez bien pour pouvoir, hors saison, accueillir, pour leur plaisir et pour le nôtre, gracieusement, des groupes de femmes, comme celui que vous formez dès ce soir. Cela nous permet, en outre, de faire de nouvelles connaissances dont certaines, en véritables amies, reviennent nous voir. Voilà notre histoire : Kristin a trente-cinq ans et moi quarante-cinq, et nous nous entendons toujours bien.

"Voilà, chères amies, le dîner va nous être servi. Une fois le service terminé, les rangements faits, nous resterons seules au château, comme je vous l'ai déjà annoncé. Nous serons alors libres de nos actes et de notre tenue, sans choquer qui que ce soit. Nous aurons seulement besoin demain et dimanche pour préparer et débarrasser les tables des repas, remplir les lave-vaisselles et tenir propres salles de bain, toilettes et chambre. Les repas sont prévus par avance par le chef et son équipe en cuisine, bien sûr. Les boissons fraîches, alcools, café et thé sont disponibles au bar en libre-service. Le petit-déjeuner, sous forme de brunch, de façon à ne servir que deux repas par jour, est accessible à partir de 11 heures. Auparavant, nous pouvons toutes nous retrouver à la piscine.

"Bien entendu, chacune s'associe avec qui elle veut pour la soirée et pour la nuit. Nous vous remercions d'avoir répondu à notre invitation en vous souhaitant un agréable séjour."


Deuxième partie.


Je ne peux pas dire comment se sont passé, pour les autres, la soirée et la nuit, car très vite, Arielle et moi, nous nous sommes retirées dans notre chambre en compagnie de Thui et Rama. Ce fut entre nous très doux et très chaud, bénéficiant et des massages de Rama et des stimulations vaginales de Thui. Nous ne sommes pas restées inactives, bien sûr, et chacune reçut sa part de divins plaisirs. Lorsque nous nous sommes éveillées, vers 9 heures, nos savantes compagnes nous avaient quittées. Après un bain coquin pris ensemble, suivi d'une douche revigorante, nous sommes descendues boire un café et grignoter une biscotte, simplement recouvertes d'un peignoir de bain. Là, il y avait Juliette et Élisa. Elles avaient baisé avec Eve et Kristin, à leur profond contentement. Elles étaient nues. Tenue souhaitée, aujourd'hui et demain, sauf pour sortir dans le parc, nous assurent-elles. Estelle et Caroline ainsi que Céline et Marie qui s'étaient données plaisir ensemble, également nues, finissaient de boire thé, café ou jus de fruit avant de se rendre à la piscine. Devant tant de nudités, nous avons aussi ôté notre peignoir en rejoignant la piscine.

Un lieu idyllique, cette piscine ! Couverte, mais très éclairée cependant par un toit transparent et des panneaux vitrés coulissants ; il y faisait une température idéale, aussi bien dans l'eau que hors d'eau. Il y avait déjà des filles étendues, après le bain, sur les banquettes disposées tout autour. Toutes s'amusaient, par deux ou par trois, dans des attitudes qui ne prêtaient pas à questionnement. Parmi elles, on reconnaissait facilement Thui et Rama, très entourées. Arielle et moi, nous furent parmi les dernières à nous mettre à l'eau, rejoignant ainsi Eve, Kristin et les filles qui étaient au bar avec nous, Juliette, Élisa, Estelle, Caroline, Céline et Marie. Quel plaisir d'évoluer nues parmi ces superbes naïades, de les frôler, de les caresser en passant en leur envoyant des baisers enjôleurs ! Nous nous sommes assises toutes les dix côte à côte, sur le bord, en sortant de l'eau. Cette brochette de corps nus avait quelque chose de joyeux. Puis nous avons, à notre tour, colonisé les banquettes. Estelle et Caroline nous ont fait une démonstration de ce qu'elles savaient faire de leur langue ; ce fut vraiment savoureux. Eve et Kristin furent les premières servies : elles apprécièrent vraiment ce cadeau.

Après le brunch, Thui et Eve exposèrent leurs "jouets" sur une table dans le salon ; Thui expliqua leur fonctionnement et chercha des volontaires. Ce fut d'abord une belle débandade ! Personne n'osait se proposer. Finalement, avec Arielle, comme nous avions l'expérience des godes, nous nous offrîmes pour essayer les tout nouveaux vibromasseurs dont certains disparaissent entièrement, ou presque, dans le vagin et peuvent en effet, comme Thui l'a bien montrée, sur elle-même, se substituer, avantageusement, au fist-fucking pas toujours praticable.

Sur nous deux, l'effet fut imparable, et nous sommes l'une et l'autre partie dans un hyper orgasme délicieux ! Du coup, quelques autres volontaires se présentèrent pour essayer d'autres modèles. Pour terminer, Thui nous présenta la pub à laquelle elle a participé avec deux autres femmes et des jouets innombrables tels que Rapid Rabbit, Baby Bug, Cry Baby, Oeuf Vibrant, Sexy Bunny, Sweet Vibe, Vibro Dévotion, We Vibe, Langue vibrante, mini Vibro Toon's, Plugs, etc... etc...

Ensuite, le temps des relations à deux ou à plusieurs est revenu : certaines sont montées dans les chambres, d'autres, dont Arielle et moi, Eve, Kristin, Estelle, Caro, Natacha et Mireille, restèrent au salon pour jouer à plusieurs, uniquement avec nos mains et nos langues. Ah, chéries, quels plaisirs, quelles douceurs, quelles caresses ! Nous baisions entre nous comme des bêtes assoiffées !

D'autres comme Marie, Rama et Élisa, demeurées aussi au salon flirtaient, plutôt, avec une sorte de dignité, au moins pendant un moment, avant de se dévergonder avec autant de fureur que nous !

Quant aux autres, elles étaient invisibles, mais pas plus sages sans doute ; Juliette m'a dit que retirée avec Thui, Céline, Carmen et Laurence, Élénore et Sylvie, elles se sont entraînées, en deux groupes, avec succès, au fist fucking et au massage érotique, malgré l'absence de Rama, restée au salon.

On voit que les couples initiaux avaient commencé à se séparer, tendance qui ne fit que s'accentuer durant la nuit suivante et la courte journée du dimanche,

Après le dîner, à la veillée, on passa quelques films émoustillants où des femmes entre femmes se faisaient des câlins, pas plus osés que ceux que nous nous étions prodigués depuis la veille, mais cela suffit, malgré tout à réveiller notre libido un peu en sommeil.

Heureusement, Thui repris ses démonstrations de jouets intimes, en plaçant là un œuf magique, ici, une souris fureteuse, et, mine de rien, actionna ses télécommandes... d'abord en douceur, puis plus vivement, de sorte que l'on vit bientôt, certaines de nos compagnes se trémousser, pousser de petits cris de plaisir, puis haleter et hurler dans des orgasmes tonitruants.

Du coup, beaucoup d'autres voulurent essayer à leur tour, et nous assistâmes, ravies, et parfois envieuses et gourmandes, à une chorégraphie de femmes en transe d'amour dans une symphonie de gémissements et de :

"ah ! waah ! oh oui ! encore ! continue ! que c'est bon ! Thui, c'est divin, plus vite, plus fort, recommence !"

Enfin, pour nous reposer, nous nous sommes mises à dire des histoires douces ou salaces et des poèmes érotiques. Eve s'est montrée très forte à ce jeu.


Artielle, ma chérie, qui se pique d'être poète à ses heures, recueillit un franc succès en déclamant certaines de ses œuvres, comme celles-ci :


Je t'offre mon désir sans nulle pudeur

Avec une grâce et une classe certaine

Oublions les minutes, non les heures

Embrase-moi, je serai ta Reine... ...

 

Je t'offre mon plaisir, il monte en puissance

De la haute tension sous ta langue brûlante, vive

Je frémis sous un premier orgasme intense

Tu fouilles mon cœur intérieur il faut que je survive...

 

Je t'offre mon délire de surtension orgasmique

T'abreuve de mon intimité visitée, trempée

Jusqu'à étancher ta soif, moment saphique

Pleurs sous la décompression sismique vibrée... ...


Ou bien encore...


Nous sommes allongées sur le lit

Mais non, mon imagination fait du roulis

J'imagine ton corps contre le mien

Ta bouche, sur mon cou, mes seins

Je sens tes mains sur mes hanches rondes

Oh oui ! visite mon sillon comme un nouveau monde

Tu atteins mes lèvres, titille mon bouton

Je suis au bord de l'explosion

Mon corps secoué de spasmes me rappellent

Que mon imagination est en tout lieu essentiel... ...


Ces vers, scandés avec la rythmique qu'elle seule peut imprimer à ses mots, à leur manière, bouleversent nos compagnes, autant que les jouets de Thui, si bien que l'on crie "encore ! encore Arielle !" Alors, heureuse que ses mots touchent si profondément, elle reprend :


Quand tes mains se font gourmandes

Je pars à l'assaut, réponds à ta demande

 

Quand tes mains me brûlent d'Amour

Transforment mon corps en brasier d'un jour

 

Quand tes mains jouent câlines

Je savoure ma dose de douceur coquine

 

Quand tes mains deviennent avides de chaque recoin

Quel délice cette volupté, et orgasme atteint

 

Quand tes mains se rebellent de Tendresse

Tornades cycloniques ravageuses aux mil caresses... ...


Et ce fut l'apotéose quand elle termina par "ces vers que je viens juste de composer pour célébrer ce week-end :


 

Ce week-end accostons au Château des débauches, expériences, un brin ivres... ...

Soyons médusées, livrons-nous toutes à nos époustouflantes envies à vivre... ...

Jouons en belles Dames de Cœur, effeuillons-nous, livrons-nous une jolie bataille... ...

Mélangeons-nous sang pour cent "nana" en une danse érotique, exotique, un peu raï... ...

Soufflons-nous des désirs inavoués, sur l'appât divin de toutes nos lèvres... ...

Croquons au sel de nos sourires, et aux rires de nos peaux douces de fièvre... ...

Buvons au calice nouveau ce grand cru liquoreux au goût si capricieux... ...

Laissons langoureusement se féconder nos vices et nous emporter vers les cieux... ... "


Ravies, Eve et Kristin, félicitèrent mon amie et nous invitèrent à commencer la nuit avec elles. Un peu plus tard, dans notre chambre, ce furent Juliette et Élisa, puis Carmen et Sylvie qui nous ont rejointes.


Nous eûmes du mal à nous retrouver à la piscine avant 11 heures.


Le reste du dimanche se passa trop vite et c'est avec un immense regret que nous dûmes nous séparer pour rentrer pleines de tendres et brûlants souvenirs de ce fabuleux stage érotique. Nous nous sommes fait la promesse de nous retrouver chaque trimestre. Et bien sûr nous avons échangé nos numéros de portables et nos adresses mail. Chacune sur un petit nuage au goût féminin...

Par MORE - Publié dans : Périgord/Montpellier
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