Samedi 28 mars 2009

Près de cinq mois se sont écoulés depuis ce fameux "week-end de rêve en Périgord"(), mais seulement quelques jours depuis la mise en ligne sur Roomantic. fr, du récit qu'en a fait "lesbi" : c'était le vendredi 06 Mars 2009.

Zoé Vauquer, membre de ce "site totalement dédié à la sexualité au féminin", sous un pseudo que je ne révèlerai pas, enthousiasmée par ce récit, s'aperçoit que six des participantes venaient de Montpellier. Elle regrette alors encore davantage de n'avoir pas pu faire acte de candidature car son amie l'avait quittée peu avant ; en effet, étant elle-même montpeliéraine, elle a ainsi manqué une bonne occasion de rencontrer des femmes proches, à la fois, de chez elle et de ses tendances sexuelles.

Elle cherche donc à entrer en contact avec elles grâce l'adresse E-mail de l'organisatrice du week-end lesbien. Celle-ci accepte de faire parvenir à Estelle l'adresse de Zoé. C'est ainsi que cette dernière est invitée à se rendre à l'adresse privée du "quatuor".

Les quatre amies, Estelle, Caroline, Rama et Thui, vivent dans une grande maison dont Estelle a hérité de ses parents. Elle est située au nord-est de la ville, en direction de Castellenau, dans un coin un peu tranquille, à quelques centaines de mètres l'atelier de "Toudecor".

L'entreprise Toudécor est riche d'une quinzaine d'employés et s'est constituée à partir de la petite affaire de Plâtrerie-Peinture du père d'Estelle : celle-ci, lorsqu'elle en a pris le contrôle, s'est spécialisée dans la réhabilitation et la décoration d'appartements anciens et de divers locaux commerciaux et ex-ateliers d'artisans).

C'est une affaire qui maintenant marche bien. Estelle, en tant que chef de l'entreprise, se charge de la prospection des futurs chantiers possibles et de leur étude : établir les devis, trouver les artisans auxquels elle sous-traite certains travaux, etc... Ne sont faits, ou préparés, dans son atelier, que les boiseries, meubles, cloisons préfabriquées, rideaux et découpes d'autres tissus d'ameublement. Et de l'agencement sur place de ces divers éléments, bien entendu. Estelle organise et supervise enfin la conduite de l'ensemble des travaux des appartements ou autres locaux à réaménager.

Zoé est impressionnée par la maison complètement retapée par Estelle —la "Villa de Lesbos"—après la mort de ses parents. Installée dans un grand terrain enclos et arboré, elle comporte au rez-de-chaussée, une grande salle de séjour, un salon (qui sert aussi de bureau), une salle de musique (le "quatuor" n'est pas une désignation surfaite !), une vaste cuisine et ses dépendances. Au premier, huit chambres en parfait état, de quoi, en effet, agrandir le phalanstère, ou la tribade, comme s'amuse à dire Estelle.

Un bâtiment, plus modeste, se trouve à l'entrée, bordant la rue, un peu comme le “pavillon du gardien“ dans les grandes maisons ! Il est inhabité, mais en bon état.

Zoé est accueillie au salon avec chaleur par Estelle et les trois autres femmes du quatuor. Estelle engage la conversation en questionnant Zoé :

"Qu'attends-tu de nous ?
—Le récit de votre week-end au Château de V. m'a interpellé. Je suis moi-même lesbienne, et votre association m'a impressionnée. J'ai remarqué que vous aviez décidé d'aller là-bas pour faire l'expérience de groupes plus vastes en espérant rencontrer d'autres filles susceptibles de vous rejoindre. D'ailleurs, il y avait un couple de jeunes montpeliéraines. Voilà, votre association m'intéresse."

C'est Rama, qui, en tant qu'aînée de la bande, et "intendante" de leur communauté, prend la parole pour préciser :

"En effet, nous avons fait, la connaissance de Marie et Céline, deux étudiantes avec qui nous nous entendons bien, et qui sont candidates à nous rejoindre, mais, étant donné que Caro est aussi étudiante et que je suis actuellement sans travail, ce sont Estelle et Thui qui, pour l'essentiel, apportent les revenus de notre “tribade“. Il faut que tu saches que nous mettons tout en commun. Cela implique assez de moyens à mettre dans le pot et une grande amitié, pour ne pas dire affection, les unes envers les autres et, surtout, une confiance absolue entre nous. Pour ce qui est de Marie et Céline, nous nous rencontrons avec plaisir, mais nous hésitons à prendre en charge deux personnes de plus avec de petits revenus. Pour ce qui te concerne, il faudrait déjà faire connaissance et savoir ce que tu nous apporterais.
— Je comprends tout cela, et je suis prête à subir une période d'essai. Ça me paraît indispensable, bien sûr. Moi–même, je ne suis pas certaine de m'entendre avec vous. Ce qui me séduit, c'est le côté "phalanstère" de votre communauté. Par philosophie, et non pour en profiter. En effet, je ne viens pas les mains vides.
— Qu'apportes-tu ? s ‘inquiète Estelle.
— Je suis médecin avec une double spécialité : nutritionniste d'abord. Pour l'instant je suis médecin hospitalier, mais je compte m'installer si je trouve des associés. Avec des kinésithérapeutes et des esthéticiennes. J'ai aussi un diplôme en sexologie, mais je n'ai jamais pratiqué. J'ai cru comprendre que Thuy était spécialiste de la stimulation du point G et Rama du massage érotique. Il y a peut-être quelque chose à tirer de tout ça. Un institut de beauté ou une école du bien-être de la femme, par exemple.
— En effet, s‘exclame Thuy, voilà une belle idée à creuser !"

 

Après le départ de Zoé, les quatre femmes discutèrent entre elles. Rama, avec sa double formation de kinésithérapeute et d'esthéticienne, peut trouver tout de suite une place dans ce projet. Caro, qui a aussi un diplôme d'esthéticienne et fait maintenant une licence pro dans la chimie des parfums, aussi.

Thuy, bien qu'elle n'ait pas de diplôme professionnel, peut se placer dans le domaine des jouets sexuels puisqu'elle a là un savoir faire reconnu. Les publicistes font en effet appel à elle pour faire connaître les nouveaux modèles de sex-toys. Elle pourrait continuer son activité en "free-lance" quitte à réserver une part plus grande de son temps au projet de Zoé si celui-ci démarre bien.

Reste le côté diététique, représenté par un médecin nutritionniste. Il reste à trouver des personnels moins qualifiés. Zoé a sûrement des idées sur la question. Mais il faudrait aussi s'inquiéter des possibilités et des souhaits de Marie et Céline qui sont en cours d'études universitaires. La diététique pourrait peut-être les intéresser. Au total, cette proposition de Zoé pourrait déclencher des solutions pour enrichir et développer ce groupe.

 


Avec Zoé, très vite, en quelques jours, le quatuor s'entendit pour l'accueillir et former un quintette efficace. Au plan sexuel, elle s'intégra très facilement dès lors qu'elle eut compris qu'il fallait "épouser" chacune des quatre femmes. Elle s'en trouva très bien d'ailleurs, chacune offrant aux autres ce qu'elle a de meilleur. Elle fit de même. Ce qu'elle connaît le mieux, grâce à sa formation et à sa pratique personnelle, ce sont les ressorts des bouleversements intérieurs essentiels au soulèvement orgasmique. Avec elle la dérive des désirs fut mieux contrôlés, et leurs ébats couronnés de succès avec une plus grande constance.

 

Une semaine après leur première entrevue, elle s'installa à l'essai. Elle décida de verser à la communauté, représentée par Rama qui en était la comptable et la gestionnaire, l'intégralité de ses revenus dès lors qu'elle eut reçu l'assurance que ses impôts et autres frais professionnels seraient pris en charge par la communauté.

La vie érotique à la Villa de Lesbos était propre à la ravir. Sensuellement parlant, c'était divin. Pas une soirée sans qu'au moins une des femmes du quatuor ne se prête à un câlin. Et très vite Zoé prend l'habitude de se plaire, pour des raisons souvent différentes, avec l'une ou l'autre des tribades. Mais ce qu'elle goûte au plus haut point, c'est de faire l'amour à trois. Avec Estelle et Caro, par exemple, ou avec Rama et Thuy. Mais elle se satisfait de toute autre combinaison.

Ses partenaires aussi l'adoptent rapidement : très tendre, très sensuelle, elle se coule avec facilité dans les attitudes favorites des unes et des autres.

Sans être aussi menue que Thuy, Zoé, est un bout de femme mince, mais très joliment arrondie, côté face et côté pile.

Elle est native de la Réunion, avec des racines européennes, indiennes et noires, et le résultat de cette mixité est superbe : la peau mordorée, les cheveux bruns et frisés, les yeux très noirs, parsemés de paillettes d'or, le nez étroit et court et la bouche, de taille moyenne, pourvue de lèvres épaisses et gourmandes.

Sa chatte est longuement fendue et saillante. Il en s'y gonfle et durcit, lorsqu'elle est excitée, un clitoris, gros comme son petit doigt dont le gland violacé se dégage facilement, par la bouche et la langue, des petites lèvres rouges et turgescentes. Quand on le lâche, après l'avoir longuement sucé, l'extrémité de l'organe, au lieu d'aller s'effondrer dans la fente, continue à s'ériger d'un air mutin, entre les brunes grandes lèvres resserrées. Cette particularité fait la joie d'Estelle et de Caro au cours de leurs jeux de langues et de bouches. Les seins et les fesses de Zoé sont spécialement dorlotées par Rama tandis que Thuy se glisse avec aisance dans son antre largement ouvert.

 

Zoé, avec l'aide de Rama et de Caroline, et l'apport financier d'Estelle et de son entreprise, très vite, installe, dans le pavillon d'entrée de la Villa et une pub d'abord discrète sur Internet, "l'École du bien-être de la femme-(massages corporels, diététique, érotologie et sexologie)". Tout en gardant bien sûr son emploi de médecin hospitalier. Pour commencer, elle prend discrètement des rendez-vous et entreprend ses premiers soins avec Rama et Caro, tandis que Thuy reste encore en attente, avec son fist-fuking et ses sex-toys.

 

Entre temps, la discussion avec Marie et Céline a permis de mettre au point un avenir professionnel pour les deux amies. Marie, qui va terminer sa licence de langues étrangères appliquées est en passe, après un stage à l'Hôtel de Région, d'être recrutée pour s'intégrer à la petite équipe chargée de la promotion à l'étranger de la Région Languedoc-Roussillon. Quant à Céline, qui, de son côté, termine une licence biochimie, elle est d'accord pour suivre une formation complémentaire en deux ans en diététique, tout en commençant à seconder Zoé dans ce domaine, pendant les deux années à venir au cours desquelles devrait se concrétiser le lancement de l'École du bien-être de la femme.

Du coup, les décisions s'accélèrent, Marie et Céline s'installent à la Villa de Lesbos : le septuor de Montpellier est constitué.

Quelles partitions va-t-il nous jouer ?

Par MORE - Publié dans : École du bien-être
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Dimanche 22 mars 2009

Peindre et faire l'amour (tragi-comédie à trois)


L'aube commence à poindre lorsque Aurore s'éveille. Elle est seule, maintenant, dans son lit alors qu'elle y a passé une nuit très agitée avec Gaël et Bernard.

Elle s'étire prudemment, comme une chatte au réveil, en essayant de faire jouer ses vertèbres et autres articulations, par un savant travail sur les différents muscles qu'elle a appris à mobiliser aux cours de yoga.

Son corps, qui a été sollicité dans des positions plus ou moins acrobatiques sur les instances de son partenaire d'un soir, est, par endroits, endolori. Rien de grave, cependant. Non !

En passant sa main sur son ventre plat et sur son pubis et son sexe épilés, les réminiscences de ses nombreux orgasmes la font sourire et un bien-être sexuel indéniable, mais qui était jusque-là ensommeillé, surgit à nouveau et lui semble très gratifiant.

Elle s'assied sur le bord du lit et jette un œil par la fenêtre : beau temps matinal ; l'océan, calme, juste avant le lever du soleil, paraît sombre, presque noir, intense.

Elle se lève, s'en va aux toilettes, se vide la vessie en un jet bruyant et jubilatoire, avant de s'examiner, à la salle de bain, entre les deux grands miroirs jumeaux placé en vis-à-vis.

Elle peut s'y observer, en tout points, avec, ne le cachons pas, une complaisance certaine, et aussi avec une certaine concupiscence.

À part quelques marques de suçons, vestiges tenaces de la folle nuit d'amour, elle n'est pas mécontente de son examen : deux nichons oblongs, bruns aux aréoles mauves, que leur poids respectable incline un peu vers le bas, malgré la fermeté de ces honnêtes attributs.

Bien des femmes de son âge aimeraient avoir encore à exhiber une avant-scène aussi bien garnie.

Les grandes lèvres épaisses de sa vulve sont encore gonflées d'avoir tellement baisé. La corolle de ses nymphes, elle aussi gorgée de sang, reste bien étalée. Et sa couleur joyeusement écarlate souligne nettement le marron clair de sa peau de métisse.

Elle presse de son index son clitoris et le sent réagir. Rassurée elle n'insiste pas : l'heure n'est pas aux plaisirs solitaires auxquels elle n'a recours qu'en cas de solitude, justement.

Les fesses et le dos, qui furent si bien fouettés, ne conservent des lanières de cuir que des traces insignifiantes, grâce au drap de bain humide qu'elle a eu la prudence de faire étendre sur elle.

Aurore n'est pas masochiste, oh que non !, mais elle reconnaît de plus en plus que la fessée à main nue et le fouet, sont des pratiques qui, parmi les autres préliminaires, la préparent à l'extase. Il lui arrive même d'atteindre l'orgasme par ces seuls moyens-la.

 


Bernard y est passé maître. Aurore a 40 ans et lui 55. Depuis 20 ans, ils vivent en couple un immense amour. Il est peintre et elle travaille dans le graphisme pour le compte d'un grand éditeur parisien. Il arrive à Bernard de travailler avec elle lorsqu'il est chargé de l'illustration d'un ouvrage ; par exemple, d'un recueil de poèmes sensuels et même un tantinet érotiques, comme c'est en ce moment le cas.

L'avantage de ce travail, c'est qu'elle ne doit aller à Paris que de façon épisodique. Son activité ne nécessite qu'un ordinateur performant et une bonne liaison Internet. Pour l'instant ils sont en Bretagne, dans une maison qu'ils louent à Tréguennec, d'où ils dominent la superbe baie d'Audierne. Fin mai, avant que les flots de vacanciers ne déferlent, ils se retireront en Haute Provence, où ils possèdent une modeste maison de campagne ; ils y passent toujours, selon le mode de vie rustique qu'ils affectionnent, l'été et une partie de l'automne.

Ce couple d'artistes est indissoluble. Malgré la grave maladie de Bernard qui, sans avoir fait fléchir sa sexualité, en fait toutefois un partenaire qui laisse Aurore insatisfaite. Car l'intervention urologique qu'il a dû subir, nécessaire pour le traitement de son cancer, a rendu Bernard incapable d'éjaculer, si ce n'est à rebours, vers la vessie. Bien sûr il bande et peut la pénétrer, et même ainsi la faire jouir, mais cette éjaculation
" rentrée " est pour lui, la plupart du temps très douloureuse, sauf lorsqu'elle est causée par un tendre et lent massage des mains et de la bouche d'Aurore.

En retour, Bernard, par ses diverses caresses amène Aurore à la jouissance. Mais, cela ne satisfait que de façon très imparfaite sa libido exigeante.

Alors, un jour, Bernard a pris une décision sûrement douloureuse—car jusqu'alors leur union avait été sans partage—, mais qu'il assume maintenant sans regret. Il invite des amis en qui il a confiance, qui connaissent la situation du couple, et tenant Aurore pour une femme digne de l'amour de Bernard, acceptent de l'honorer.

Oh, ils ne sont pas nombreux : deux en Bretagne, peut-être aussi deux autres en Provence !

Gaël est de ceux-là. Il est peintre, lui aussi, installé à Pont-Aven. Célibataire, il est secrètement amoureux d'Aurore, ce qui lui facilite bien la chose, car jamais, il n'aurait tenté de la séduire dans le dos de son ami connu dans un atelier d'apprentissage parisien. Ils vont chez l'un ou chez l'autre, par le fait en voisins. Hier, c'était à Tregennec, chez Aurore et Bernard.

 

Elle repense, dans son bain à la soirée d'hier. Après le repas, elle est allée se préparer. Gardant ses sous-vêtements affriolants que Bernard et Gaël adorent, elle passe juste une vaporeuse et large robe chasuble qui couvre à peine le haut de ses bas. Les deux hommes, comme d'habitude, sont assis sur le canapé et sirotent le vieux calva qu'elle leur a servi.

Elle s'assied sur les genoux de Bernard qui aussitôt glisse une main entre ses cuisses et titille son kiki en se faufilant sous sa culotte. Bien vite elle mouille et sent durcir le sexe de Bernard. Celui de Gaël aussi qu'elle flattait de la main. Elle fait se dévêtir les deux hommes ; elle-même enlève sa culotte, et se mettant aux genoux de Bernard caresse et suce lentement sa hampe durcie jusqu'à ce qu'il gémisse de plaisir. Puis, se mettant à califourchon sur Gaël, elle s'empale et maîtrisant l'excitation de son partenaire, gave délicieusement son calice de sa puissante giclée.

Plus tard ils se retrouvent tous trois dans la chambre où elle subit le somptueux supplice du fouet puis à plusieurs reprises les brillants assauts de Gaël.


Aurore, toilette faite, descend prendre son déjeuner : Bernard a tout préparé. Ensuite elle court le rejoindre dans son atelier, installé dans un cabanon bien éclairé, à 100 mètres de la maison, au bout du pré, face à l'océan.

Ils s'embrassent comme deux amoureux, longuement, à pleine bouche, langue contre langue.

Bernard s'enquiert : "As-tu bien dormi ? Bien baisé aussi ? J'ai eu l'impression que Gaël était en forme hier soir, non ?
—Oui mon chéri, j'ai bien dormi, j'ai bien baisé, oui, il était très bien, comme tu as vu.
—Oh, ma douce, je ne suis pas resté avec vous tout le temps à tenir la chandelle, tu le sais bien.
—Oui, je le sais, mais tu as été là un bon moment : c'est toi d'ailleurs qui m'a fouettée.
—C'est vrai, j'aime te faire jouir ainsi, et je n'ai pas envie que ces baiseurs t'esquintent.
—Gaël ne peut me faire du mal, mai j'aime que ce plaisir vienne de toi ! Il est déjà parti ?
—Mais oui, il avait un rendez-vous important ce matin pour préparer une exposition. Es-tu encore en manque ? Veux-tu que nous invitions Jordan ?
—Non, rien ne presse, j'ai eu de la chance cette nuit. J'attendrai bien que tu demandes à Gaël de revenir. Vous vous entendez bien tous les deux pour m'envoyer en l'air. Et toi, avec lui, tu es en confiance.
—En effet, sais-tu pourquoi ?
—Oui, chéri, parce qu'il m'aime bien.
—Parce qu'il t'aime, tout simplement. Au moins, quand je te quitterais, je sais que tu seras en bonnes mains.
—Ne dis donc pas de bêtises, tu sais que ce cancer est à évolution lente.
—Je dis ce que je pense. Je sais que je ne ferai pas de vieux os."

Par MORE - Publié dans : RÉCITS ISOLÉS
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Jeudi 12 mars 2009

Voici le récit tant attendu!


il s'agit du récit que lesbi (Ophélie et Arielle) firent de cette réunion de femmes dans un château du Périgord. Juliette et Élisa n'eurent que peu d'ajouts à proposer. Nathelebi et moi-même, avons fait la révision finale et la mise en ligne.

Quelle Roomzette se dissimule derrière Ophélie et lesbi, le secret restera impénétrable...

Un week-end de rêve en Périgord !


Par lesbi (édition préparée par Nathelebi et Manon


Première partie


Une fois qu'elle eut terminé son petit discours de bienvenue, et tandis que Kristin nous servait, généreusement, l'apéritif, Eve, notre hôtesse, demanda à chacun des couples de se présenter. Le hasard fit que ce fut à moi de commencer :

"Je suis Ophélie, j'ai 22 ans, et voici mon amie, Arielle. Elle a 28 ans, elle est employée de banque. Nous habitons Lyon. Je suis secrétaire à la Communauté Urbaine. Nous vivons en couple depuis quatre ans, et je n'ai jamais fait l'amour avec un homme. Arielle, elle, était mariée lorsque nous nous sommes rencontrées. Nous aimons bien faire de nouvelles rencontres, pour éprouver notre attachement l'une à l'autre et aussi, parce que ça nous stimule, essayer d'autres pratiques.
—Merci Ophélie, reprend Eve, pouvez-vous nous dire, toi ou Arielle, quelles sont vos pratiques préférées ?"

C'est Arielle qui répond :

"en dehors du classique, c'est-à-dire, baisers, caresses sur toutes les parties sensibles du corps, et, bien sûr, de longs et succulents "cunnis", c'est le fist-fucking vaginal que nous essayons de perfectionner, et qui commence à nous donner de bonnes sensations.
—Bien, bien ! Arielle, voilà qui va nous aider beaucoup au cours de ce stage. Bon, à qui maintenant ? Laurence, peut-être ?"

Laurence se lève. C'est une petite brune, bien en chair, mais pas grosse. Non ! Sa compagne, Carmen, est brune aussi, et, à l'inverse, grande et longiligne.

"Je suis Laurence, et voici Carmen, ma copine : nous avons trente ans et nous venons de Bordeaux. Nous sommes ensemble depuis toujours puisque nous sommes, en fait, demi-sœurs. Nous n'avons jamais couché avec des hommes, nous pratiquons à peu près tout, sauf le fucking que nous remplaçons par des godes de toutes sortes.
—Oh, comme c'est intéressant ! Voilà d'autres expériences. Et que faites-vous dans la vie, Carmen ?
—Nous sommes professeurs de lycée.
—Bien, bien ! Et avez-vous des relations avec d'autres femmes ?
—Non, pas du tout ! Nous n'avons jamais osé le faire.
—C'est pour ça que nous avons répondu à votre annonce, pour essayer l'échangisme dans de bonnes conditions" ajoute Laurence.

Ensuite nous avons Natacha, trente ans, une blonde au corsage débordant et son amie, Mireille, sombre méditerranéenne un peu moins ronde, trente-cinq ans, toutes deux parisiennes, jolies femmes bien soignées, mariées et mères de famille, sans profession. Un peu bourges, quoi !, mais à l'air très sympa ! Elles se fréquentent depuis une dizaine d'années. Elles se sont rencontrées grâce à des partouzes avec leurs époux et d'autres couples : elles ne sont pas très expérimentées dans les relations saphiques et sont justement là "pour apprendre entre femmes".

Eve se réjouit de la diversité des stagiaires qui commence à se dessiner... et demande à Juliette et Élisa de se présenter. Elles sont de Paris. Elles ont 27 et 33 ans. Élisa est peintre, et Juliette est journaliste.

"Il y a peu de temps que j'ai compris ma véritable tendance poursuit Juliette. Grâce à Élisa qui est la jumelle de mon copain Claude. Je me croyais plus hétéro que bisexuelle. D'ailleurs je n'avais que des relations occasionnelles avec des femmes. Mais, avec Élisa, c'est autre chose, je me sens beaucoup plus lesbienne que bi. J'ai du mal à supporter Claude, maintenant, c'est pourquoi, j'ai voulu, avec l'accord d'Élisa, venir ici pour bien comprendre ma situation.
—Et qu'en penses-tu Élisa ?
—Eve, je me sens très amoureuse de Juliette. Mais, elle n'a pas beaucoup de savoir faire. Donc, je me sens frustrée. Le séjour ici ne peut que nous être bénéfique.
—Je vois, nous allons vous aider ! Dès cette nuit, je prends Juliette avec moi, si elle le veut, bien sûr.
—Oh, oui ! Je le veux. Merci Eve !"

C'est au tour d'Estelle et de Caroline, puis de Rama et Thui. En réalité, d'après ce que nous explique Estelle, belle rousse dodue et avenante qui s'annonce âgée de trente-cinq ans, ces quatre femmes vivent ensemble à Montpellier, en bonne intelligence, et ne forment pas deux couples mais un quatuor. Un ensemble à quatre instruments assez différents, si j'ose ainsi m'exprimer ; en effet, outre Estelle, Thui, toute menue femme-enfant d'origine asiatique (nous apprendrons plus tard que ses parents sont venus du Viet-Nam, et qu'en réalité, elle a trente ans passés !), Rama est Malienne, grande noire pulpeuse de fière prestance, et qui fait une très jolie quadragénaire. Quant à la dernière, Caroline, la plus jeune avec ses vingt-cinq ans, malgré ce prénom qui n'a rien d'exotique, en la voyant, on l'imagine bien la poitrine nue, avec un collier de fleurs, sortant sinon des lointaines Îles du Pacifique, au moins d'un tableau de Gauguin ! Ces quatre-là font leur effet, et Eve elle-même, en reste sans voix. C'est alors la discrète Kristin qui demande en s'adressant à l'aînée des quatre, Rama :

"Ainsi, vous ne vivez pas en couples, mais à quatre ?
—Mais oui, Kristin, nous nous aimons à quatre, sans préférence, nous avons même été cinq, mais notre amie, Catherine, nous l'avons perdue, hélas ! Nous partageons tout, même notre argent est commun. Estelle, qui est chef d'entreprise, gagne toute seule, bien plus que les trois autres réunies. Et de beaucoup, je dois dire ! Car Thui, qui elle est modèle, touche de bons cachets, avec la pub et quelques photos érotiques, mais moi, je n'ai qu'une petite indemnité de chômage et Caro, qui est encore étudiante, n'apporte au pot commun qu'une modeste bourse. Mais nous nous entendons bien, il n'y a jamais de dispute et nous vivons bien, dans l'amour que nous avons chacune pour toutes les autres."

Eve, qui a entre temps retrouvé sa voix, s'exclame : "c'est vraiment magnifique ! En voilà une belle leçon d'amour et de tolérance ! En fait, vous vous inscrivez dans la longue tradition des tribades. Que pouvez-vous nous dire sur la façon dont vous faites l'amour à quatre? Et aussi sur les raisons de votre candidature ? Qui va répondre ? Estelle ?
—C'est Thui, n'est-ce pas, tu veux bien répondre sur nos pratiques ; tu es la meilleure et la plus belle d'entre nous, et un peu aussi notre chef, ou plutôt notre guide. En effet, elle est riche de tout le savoir faire de ses ancêtres asiatiques dans le vaste domaine de la sensualité. C'est toi qui nous régale bien souvent avec ta subtile délicatesse. Moi, je vais juste répondre à la deuxième question. Nous sommes si bien ensemble, que nous voudrions voir ce qu'il se passe dans un groupe plus grand, comme celui qui est ici réuni, et aussi faire de nouvelles connaissances, pour nous agrandir, nous pensons qu'il nous faudrait un peu de nouveauté : nous n'avons pas encore remplacé notre chère Catherine.
— Mes amies et moi, reprit Thui de sa jolie petite voix musicale, nous n'avons qu'un but, jouir entre nous, l'une par l'autre, sans nous priver d'aucune possibilité. Nous avons chacune notre spécialité : Rama, elle a fait des études de kinésithérapie, avant de devenir esthéticienne, c'est notre spécialiste en massages érotiques. Estelle, sa spécialité, c'est l'usage de la langue. Le duel de langues pendant le baiser, c'est divin ! La langue sur les zones spéciales du sexe, aussi ! En cela, elle est secondée aussi par Caro qui nous apporte tout ce que les polynésiennes savent faire de leur langue, partout sur le corps. Et croyez-moi, c'est inimaginable tout ce qu'elles attisent en nous, toutes les deux. D'ailleurs, vous verrez ! Quant à moi, à cause de mes mains étroites, et de mon fin poignet, ma spécialité, c'est la pénétration vaginale et la stimulation du point G. Il paraît que j'y réussis bien. Mais, si ma main est petite, ma vulve est étroite et mon vagin aussi : ce que je peux faire aux autres, les autres ne peuvent pas me le rendre ! Alors j'ai une autre spécialité, dont je bénéficie, mais les autres aussi : c'est l'usage des sex-toys. J'ai même participé à une pub sur les sex-toys. Vous l'avez peut-être vue sur YouTube. Sinon, j'ai apporté cette vidéo pour vous la montrer. Voilà, nos pratiques sont multiples, mais, et c'est essentiel, tout se fait dans la délicatesse. C'est d'ailleurs, vous le savez bien, tout l'avantage de l'amour entre femmes ! Toutes, les quatre, nous avons fait, et faisons encore, parfois, l'amour avec des hommes, mais c'est tout autre chose que nous recherchons alors... et qui ne remplace en aucun cas tous les plaisirs que nous échangeons."

Après cela, on comprendra que les deux autres couples sont, sur le moment, passés presque inaperçus. D'abord, Céline et Marie, les plus mignonnes et les plus jeunes (vingt ans chacune). Étudiantes lesbiennes débutantes, et montpelliéraines, elles se sont déclarées fortement intéressées par notre quatuor ! Quant à Élénore et Sylvie, en couple depuis vingt ans, elles n'ont pas fait part d'une grande expérience, n'ayant pas connues d'autres partenaires, si ce n'est un homme, un ami qui s'est dévoué pour faire à chacune un enfant.

Finalement, Eve a clos cette séance de présentation, en parlant du couple qu'elle forme avec Kristin.

"Nous vivons ensemble depuis quinze ans, c'est-à-dire depuis que j'ai rencontré Kristin venue au pair, de Londres, dans mon ménage, à Paris. Mon mari qui, de toute façon me trompait outrageusement depuis longtemps, m'a alors abandonnée, et dans un divorce à l'amiable, j'ai conservé tout naturellement ce château qui me venait de ma famille, et nous en avons fait, petit à petit, Kristin et moi, un hôtel "Relais & Châteaux". Nous en vivons assez bien pour pouvoir, hors saison, accueillir, pour leur plaisir et pour le nôtre, gracieusement, des groupes de femmes, comme celui que vous formez dès ce soir. Cela nous permet, en outre, de faire de nouvelles connaissances dont certaines, en véritables amies, reviennent nous voir. Voilà notre histoire : Kristin a trente-cinq ans et moi quarante-cinq, et nous nous entendons toujours bien.

"Voilà, chères amies, le dîner va nous être servi. Une fois le service terminé, les rangements faits, nous resterons seules au château, comme je vous l'ai déjà annoncé. Nous serons alors libres de nos actes et de notre tenue, sans choquer qui que ce soit. Nous aurons seulement besoin demain et dimanche pour préparer et débarrasser les tables des repas, remplir les lave-vaisselles et tenir propres salles de bain, toilettes et chambre. Les repas sont prévus par avance par le chef et son équipe en cuisine, bien sûr. Les boissons fraîches, alcools, café et thé sont disponibles au bar en libre-service. Le petit-déjeuner, sous forme de brunch, de façon à ne servir que deux repas par jour, est accessible à partir de 11 heures. Auparavant, nous pouvons toutes nous retrouver à la piscine.

"Bien entendu, chacune s'associe avec qui elle veut pour la soirée et pour la nuit. Nous vous remercions d'avoir répondu à notre invitation en vous souhaitant un agréable séjour."


Deuxième partie.


Je ne peux pas dire comment se sont passé, pour les autres, la soirée et la nuit, car très vite, Arielle et moi, nous nous sommes retirées dans notre chambre en compagnie de Thui et Rama. Ce fut entre nous très doux et très chaud, bénéficiant et des massages de Rama et des stimulations vaginales de Thui. Nous ne sommes pas restées inactives, bien sûr, et chacune reçut sa part de divins plaisirs. Lorsque nous nous sommes éveillées, vers 9 heures, nos savantes compagnes nous avaient quittées. Après un bain coquin pris ensemble, suivi d'une douche revigorante, nous sommes descendues boire un café et grignoter une biscotte, simplement recouvertes d'un peignoir de bain. Là, il y avait Juliette et Élisa. Elles avaient baisé avec Eve et Kristin, à leur profond contentement. Elles étaient nues. Tenue souhaitée, aujourd'hui et demain, sauf pour sortir dans le parc, nous assurent-elles. Estelle et Caroline ainsi que Céline et Marie qui s'étaient données plaisir ensemble, également nues, finissaient de boire thé, café ou jus de fruit avant de se rendre à la piscine. Devant tant de nudités, nous avons aussi ôté notre peignoir en rejoignant la piscine.

Un lieu idyllique, cette piscine ! Couverte, mais très éclairée cependant par un toit transparent et des panneaux vitrés coulissants ; il y faisait une température idéale, aussi bien dans l'eau que hors d'eau. Il y avait déjà des filles étendues, après le bain, sur les banquettes disposées tout autour. Toutes s'amusaient, par deux ou par trois, dans des attitudes qui ne prêtaient pas à questionnement. Parmi elles, on reconnaissait facilement Thui et Rama, très entourées. Arielle et moi, nous furent parmi les dernières à nous mettre à l'eau, rejoignant ainsi Eve, Kristin et les filles qui étaient au bar avec nous, Juliette, Élisa, Estelle, Caroline, Céline et Marie. Quel plaisir d'évoluer nues parmi ces superbes naïades, de les frôler, de les caresser en passant en leur envoyant des baisers enjôleurs ! Nous nous sommes assises toutes les dix côte à côte, sur le bord, en sortant de l'eau. Cette brochette de corps nus avait quelque chose de joyeux. Puis nous avons, à notre tour, colonisé les banquettes. Estelle et Caroline nous ont fait une démonstration de ce qu'elles savaient faire de leur langue ; ce fut vraiment savoureux. Eve et Kristin furent les premières servies : elles apprécièrent vraiment ce cadeau.

Après le brunch, Thui et Eve exposèrent leurs "jouets" sur une table dans le salon ; Thui expliqua leur fonctionnement et chercha des volontaires. Ce fut d'abord une belle débandade ! Personne n'osait se proposer. Finalement, avec Arielle, comme nous avions l'expérience des godes, nous nous offrîmes pour essayer les tout nouveaux vibromasseurs dont certains disparaissent entièrement, ou presque, dans le vagin et peuvent en effet, comme Thui l'a bien montrée, sur elle-même, se substituer, avantageusement, au fist-fucking pas toujours praticable.

Sur nous deux, l'effet fut imparable, et nous sommes l'une et l'autre partie dans un hyper orgasme délicieux ! Du coup, quelques autres volontaires se présentèrent pour essayer d'autres modèles. Pour terminer, Thui nous présenta la pub à laquelle elle a participé avec deux autres femmes et des jouets innombrables tels que Rapid Rabbit, Baby Bug, Cry Baby, Oeuf Vibrant, Sexy Bunny, Sweet Vibe, Vibro Dévotion, We Vibe, Langue vibrante, mini Vibro Toon's, Plugs, etc... etc...

Ensuite, le temps des relations à deux ou à plusieurs est revenu : certaines sont montées dans les chambres, d'autres, dont Arielle et moi, Eve, Kristin, Estelle, Caro, Natacha et Mireille, restèrent au salon pour jouer à plusieurs, uniquement avec nos mains et nos langues. Ah, chéries, quels plaisirs, quelles douceurs, quelles caresses ! Nous baisions entre nous comme des bêtes assoiffées !

D'autres comme Marie, Rama et Élisa, demeurées aussi au salon flirtaient, plutôt, avec une sorte de dignité, au moins pendant un moment, avant de se dévergonder avec autant de fureur que nous !

Quant aux autres, elles étaient invisibles, mais pas plus sages sans doute ; Juliette m'a dit que retirée avec Thui, Céline, Carmen et Laurence, Élénore et Sylvie, elles se sont entraînées, en deux groupes, avec succès, au fist fucking et au massage érotique, malgré l'absence de Rama, restée au salon.

On voit que les couples initiaux avaient commencé à se séparer, tendance qui ne fit que s'accentuer durant la nuit suivante et la courte journée du dimanche,

Après le dîner, à la veillée, on passa quelques films émoustillants où des femmes entre femmes se faisaient des câlins, pas plus osés que ceux que nous nous étions prodigués depuis la veille, mais cela suffit, malgré tout à réveiller notre libido un peu en sommeil.

Heureusement, Thui repris ses démonstrations de jouets intimes, en plaçant là un œuf magique, ici, une souris fureteuse, et, mine de rien, actionna ses télécommandes... d'abord en douceur, puis plus vivement, de sorte que l'on vit bientôt, certaines de nos compagnes se trémousser, pousser de petits cris de plaisir, puis haleter et hurler dans des orgasmes tonitruants.

Du coup, beaucoup d'autres voulurent essayer à leur tour, et nous assistâmes, ravies, et parfois envieuses et gourmandes, à une chorégraphie de femmes en transe d'amour dans une symphonie de gémissements et de :

"ah ! waah ! oh oui ! encore ! continue ! que c'est bon ! Thui, c'est divin, plus vite, plus fort, recommence !"

Enfin, pour nous reposer, nous nous sommes mises à dire des histoires douces ou salaces et des poèmes érotiques. Eve s'est montrée très forte à ce jeu.


Artielle, ma chérie, qui se pique d'être poète à ses heures, recueillit un franc succès en déclamant certaines de ses œuvres, comme celles-ci :


Je t'offre mon désir sans nulle pudeur

Avec une grâce et une classe certaine

Oublions les minutes, non les heures

Embrase-moi, je serai ta Reine... ...

 

Je t'offre mon plaisir, il monte en puissance

De la haute tension sous ta langue brûlante, vive

Je frémis sous un premier orgasme intense

Tu fouilles mon cœur intérieur il faut que je survive...

 

Je t'offre mon délire de surtension orgasmique

T'abreuve de mon intimité visitée, trempée

Jusqu'à étancher ta soif, moment saphique

Pleurs sous la décompression sismique vibrée... ...


Ou bien encore...


Nous sommes allongées sur le lit

Mais non, mon imagination fait du roulis

J'imagine ton corps contre le mien

Ta bouche, sur mon cou, mes seins

Je sens tes mains sur mes hanches rondes

Oh oui ! visite mon sillon comme un nouveau monde

Tu atteins mes lèvres, titille mon bouton

Je suis au bord de l'explosion

Mon corps secoué de spasmes me rappellent

Que mon imagination est en tout lieu essentiel... ...


Ces vers, scandés avec la rythmique qu'elle seule peut imprimer à ses mots, à leur manière, bouleversent nos compagnes, autant que les jouets de Thui, si bien que l'on crie "encore ! encore Arielle !" Alors, heureuse que ses mots touchent si profondément, elle reprend :


Quand tes mains se font gourmandes

Je pars à l'assaut, réponds à ta demande

 

Quand tes mains me brûlent d'Amour

Transforment mon corps en brasier d'un jour

 

Quand tes mains jouent câlines

Je savoure ma dose de douceur coquine

 

Quand tes mains deviennent avides de chaque recoin

Quel délice cette volupté, et orgasme atteint

 

Quand tes mains se rebellent de Tendresse

Tornades cycloniques ravageuses aux mil caresses... ...


Et ce fut l'apotéose quand elle termina par "ces vers que je viens juste de composer pour célébrer ce week-end :


 

Ce week-end accostons au Château des débauches, expériences, un brin ivres... ...

Soyons médusées, livrons-nous toutes à nos époustouflantes envies à vivre... ...

Jouons en belles Dames de Cœur, effeuillons-nous, livrons-nous une jolie bataille... ...

Mélangeons-nous sang pour cent "nana" en une danse érotique, exotique, un peu raï... ...

Soufflons-nous des désirs inavoués, sur l'appât divin de toutes nos lèvres... ...

Croquons au sel de nos sourires, et aux rires de nos peaux douces de fièvre... ...

Buvons au calice nouveau ce grand cru liquoreux au goût si capricieux... ...

Laissons langoureusement se féconder nos vices et nous emporter vers les cieux... ... "


Ravies, Eve et Kristin, félicitèrent mon amie et nous invitèrent à commencer la nuit avec elles. Un peu plus tard, dans notre chambre, ce furent Juliette et Élisa, puis Carmen et Sylvie qui nous ont rejointes.


Nous eûmes du mal à nous retrouver à la piscine avant 11 heures.


Le reste du dimanche se passa trop vite et c'est avec un immense regret que nous dûmes nous séparer pour rentrer pleines de tendres et brûlants souvenirs de ce fabuleux stage érotique. Nous nous sommes fait la promesse de nous retrouver chaque trimestre. Et bien sûr nous avons échangé nos numéros de portables et nos adresses mail. Chacune sur un petit nuage au goût féminin...

Par MORE - Publié dans : Périgord/Montpellier
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Mercredi 25 février 2009

Avec Célia, ce fut le bonheur fou, pendant douze ans.

Ensuite, j'ai erré quelque temps, sans manquer de sexe, mais en manquant d'amour. Puis, par le plus heureux des hasards j'ai rencontré Caty (http://www.roomantic.fr/...).

Elle m'a dit vers la fin du week-end magique de notre rencontre : “ça t'arrive souvent, ce coup de folie, ce désir brutal et urgent de t'unir à une femme ? Et cette tendresse, cette chaleur, qui les accompagnent ; ce doux plaisir qui en résulte. “

“ Non ma chérie, ça ne m'est arrivé que deux fois : le jour de mes dix-huit ans, lorsque Célia et moi nous nous sommes découvertes. Et hier, lorsque c'est toi que j'ai rencontrée, et j'espère que cela va durer au moins autant de temps.“

“Tu ne m'a pas encore parlé de Célia ; pourquoi êtes-vous séparées ? Et il n'y a pas eu, dans ta vie, d'autres femmes que Célia ?“

“Non je n'ai pas connu tellement d'autres femmes : quelques rares partenaires d'un soir et Jenny, qui fut mon amie jusqu'à fin août, depuis presque un an. Mais avec elle, c'était autre chose : je dirai une amitié amoureuse, quelque chose de différent de ce que j'ai vécu avec Célia et que je sens revivre avec toi.“

"Bien sûr, je vais te parler de Célia, mais ce sera une longue histoire! Et si je te parle de Célia, je dois aussi te parler de Renaud, car en fait dans cette belle aventure, nous avons été longtemps, trois amoureux inséparables.

 

 

 

Célia Michaud est entrée un matin d'octobre dans ma classe, c'était le 9 octobre 1994, jour de mon anniversaire, le jour même de mes dix-huit ans. Ce fut pour moi, comme un soleil d'été qui soudain m'illuminait, me réchauffait, me brûlait même, en ce jour d'automne un peu lugubre. À la fin de la matinée, nous nous sommes vues, et reconnues, pour la vie, pensions-nous alors. Pour sa vie, en fait. Car elle n'est plus.

Je l'ai abordée après les cours : "bonjour, je suis Lola Machado, aujourd'hui est un jour très particulier ; tu arrives, comme un beau soleil, le jour même de mes dix-huit ans."

L'amour entre nous est né à l'instant même de notre rencontre, mais ce n'est que quelques semaines plus tard que nous l'avons vraiment compris. Elle avait six mois de moins que moi, mais c'était la première fois qu'elle tombait en amour. Moi, c'était la première fois que je me sentais amoureuse d'une fille, mais, bien qu'il soit resté jusque-là platonique, enfin presque, j'étais aussi certaine d'en pincer pour Renaud Laffitte, un homme de trente ans, marié, professeur de lettres à l'université de Poitiers, et que j'avais rencontré l'été précédent, sur la plage de Saint-Palais, près de Royan.

Je m'étais liée aussi, et même d'abord, avec Odile, sa femme, professeur également, mais d'une santé fragile qui la tenait souvent éloignée de la plage, de sorte que nous avons souvent fait des promenades à deux le long de la côte, Renaud et moi. C'était—c'est toujours d'ailleurs— un bel homme, et il me plaisait. Je voyais bien que je ne lui été pas indifférente : souvent il me regardais, presque nue— en très simple bikini— à ses côtés, avec une concupiscence qu'il s'efforçait de cacher.

Un jour, pendant une promenade, je lui ai pris la main qu'il ne m'a pas retirée tout de suite. Je lui ai dit que je l'aimais, et il a paru inquiet : "Voyons Lola, moi aussi je t'aime bien, mais j'ai Odile que j'aime davantage. Et tu es très jeune." "Bien sûr je suis jeune, mais ce n'est pas interdit d'aimer à presque 18 ans. Et je vois bien que je t'intéresse plus que tu ne veux me l'avouer."

Je me suis serrée contre lui, et je l'ai embrassé sur la bouche. Il ne s'est pas écarté, et j'ai senti contre moi son sexe durcir. C'était pour moi vraiment une première. Je l'ai entraîné entre deux rochers, et nous avons passé là un bon moment avant que la mer arrive à nous rejoindre, et ainsi, à nous chasser : il avait défait le haut de mon bikini, caressé et baisé mes seins.

Jusque-là, j'étais la seule à m'être caressée. Je découvrais un nouveau plaisir. Celui d'une main—sa main— sur mon corps. Un main qui s'est même insinuée sous mon slip, mais sans s'attarder, hélas!, sur mon fruit. Moi aussi, j'ai pris son sexe entre mes mains, avec hésitation et, en même temps, avec émotion. Grande découverte là encore !

Nous sommes revenus plusieurs fois en ce lieu avant notre départ, mais sans que jamais notre désir commun fut alors consommé...

Une fois rentrés de vacances, nous correspondions en secret par mail, mais si, de mon côté, je ne me gênais pas pour lui écrire des messages d'amour en insistant sans vergogne sur mes désirs insatisfaits, lui se tenait sur une extrême réserve et se limitait, ce qui me faisait enrager, simplement à une tendre amitié.

Mon coup de foudre pour Célia, me déstabilisa jusqu'à ce qu'elle-même me dise qu'il était, selon elle, tout à fait possible d'aimer deux personnes en même temps, surtout s'ils étaient de sexes différents.

J'ai donc repris ma correspondance avec Renaud, en lui renouvelant mon amour et mon désir pour lui. En même temps, je lui parlais de Célia, de notre amour, en lui faisant part en détail de nos caresses,de sa beauté de blonde, de ses seins coniques et plein de sève, de sa fente mouillée de son miel, et bien d'autres polissonneries encore, sans doute pour l'exalter aussi envers moi.

Je me rends compte aujourd'hui, en t'en parlant, que ce n'était sans doute pas très honnête de ma part d'agir ainsi, aussi bien à l'égard de Renaud que vis à vis de Célia. Mais je n'ai pas de raison de vouloir te faire croire que je suis sans reproches à me faire!

 

Célia arrivait de New-York où son père, diplomate, avait été en poste, à l'ONU, pour le gouvernement français, pendant dix ans. Il avait maintenant un poste d'ambassadeur à Prague, et il avait jugé meilleur que Célia fasse sa terminale en France, pour se préparer à l'enseignement dans le pays où elle allait faire ses études supérieures. Et pourquoi à Bordeaux? Tout simplement parce que sa tante, une sœur de sa mère ( morte quelques années plus tôt), vivaient dans la ville où j'étais moi-même chez mes grands-parents maternels.

 

 

 

Nous avons échangé nos premiers baisers et caresses, à la rentrée de janvier, un après-midi où nous nous sommes trouvées seules chez elle. D'abord très maladroitement, mais nous avons pris plaisir dès ce jour-là, à nous dévêtir et à nous découvrir nues.

Caty, à ce point de mon récit, remarqua :

"Tu te réjouis du hasard qui nous a réunis, mais avec Célia, et aussi avec Renaud, n'était-ce pas déjà un coup du hasard ?
—Bien sûr, Caty ! Toujours le hasard, ou, si tu préfères, si tu crois à la prédestination, la force du destin, ce fabuleux destin !"

"Lola" reprend Caty "parle-moi encore de Célia. De vous deux ; et de Renaud aussi. Je suis impatiente.
—Je te dirai tout, mais sois patiente, au contraire, car elle est longue notre histoire."

Célia était superbe. C'est de sa mère, peut-être, une Italienne que son père a rencontrée à Rome, à l'un de ses premiers postes de diplomate, qu'elle devait sa superbe chevelure d'un blond cuivré de toute beauté—ce roux appelé “blond vénitien“ et que l'on voit bien sur ce fameux tableau de Botticelli intitulé, “la naissance de Vénus “.

Le soleil de sa chevelure qui m'a éblouie d'abord, et illuminée ensuite, pendant toute sa courte vie. Sa peau claire, parsemée de petites taches de rousseur, ses seins en cônes, très fermes, pointés vers moi, ses longues jambes fines dont les cuisses venaient se réunir aux bords de sa touffe abondante et, elle aussi, joliment cuivrée ; tout en elle me séduisait, m'émouvait, toujours. Comme un éternel renouveau.

Nous étions bien appariées, de taille comparable, l'une blonde, l'autre brune, nous mettant en valeur par contraste. Nous attirions les regards, des hommes, bien sûr, mais des femmes aussi, qui curieusement décelaient vite en nous un couple d'amantes, et parfois voulaient s'imposer.

Pendant cette année de terminale, nous avons appris à travailler ensemble, nous complétant, en somme, ce qui donnait un résultat surprenant d'efficacité : nous avons obtenu notre bac brillamment, malgré le temps que nous avons passé à nous aimer. Intéressées toutes les deux par l'histoire de l'art et des civilisations, ainsi que par l'archéologie, nous avions passé, avec succès, au printemps, le test probatoire à l'entrée de l'École du Louvre.

Le jour de ses dix-huit ans, le 1er avril, j'avais présenté Célia à mes grands-parents, en leur disant : "voilà Célia Michaud, dont je vous ai parlé, nous nous aimons, nous voulons vivre ensemble. Est-ce que vous acceptez qu'elle s'installe chez vous, avec moi, dans ma chambre ?"

C'était un peu brutal, penses-tu ? Oui, peut-être, direct en en tout cas ! Mais j'avais déjà parlé de Célia, ils avaient sûrement commencé à comprendre. Et puis, mes grands-parents étaient très ouverts, modernes, et ils ne pouvaient rien refuser à leur unique petite-fille, enfant de leur fille unique, disparue tragiquement depuis déjà dix années.

Ils se sont regardés un instant, juste un coup d'œil, et mon grand-père a dit : "laisse-nous quelques jours, ma chérie, laisse-nous au moins le temps de faire connaissance avec Célia, non ?"

Je savais que c'était gagné. Ils se sont montrés très gentils, tout de suite avec elle, et bientôt elle fut adoptée. Du côté de la tante et du père de Célia, ce fut un peu plus difficile, mai bien vite tout rentra dans l'ordre.

L'été qui suivit, nous le passâmes moitié à Prague, chez son père, moitié à Saint-Palais, où mes grands-parents avaient une maison. Renaud et Odile ne vinrent pas cette année. Renaud avait décidé de ne pas se rapprocher de moi. Et même de me tenir éloignée. Il ne répondait plus à mes messages. J'étais à peine déçue car Célia et moi, très amoureuses l'une de l'autre, nous goûtions avec de grands plaisirs notre union, désormais au grand jour.

Nous avons fait la connaissance, sur la plage de Saint-Palais, d'Armelle et de Sébastien, un couple de dix ans plus âgé que nous et du genre libertin, qui cherchait des partenaires pour parties érotiques. Nous nous sommes laissées tenter à plusieurs reprises. Nous n'avons pas du tout apprécié de faire l'amour avec Armelle, ni avec Christine, une autre de leur copines. En dehors de notre propre relation fondée sur notre amour, le libertinage lesbien n'était pas notre “truc“ !

À l'inverse, avec Sébastien, nous avons connu nos premières relations hétérosexuelles. Sans en retirer une satisfaction à la hauteur ni de notre curiosité ni du désir que le garçon avait su faire émerger en nous, mais sans dégoût non plus. Simplement, nous en avons retiré l'envie et la nécessité de faire des expériences plus concluantes.

Peut-être que cela te choque, Caty chérie, mais nous n'étions pas des anges, et si les filles, à de très rares exceptions près, ne nous ont pas intéressées, nous avons eu, parfois, et notamment pendant notre première année à Paris, une véritable fringale de sexe masculin, que nous avons toujours assouvie ensemble. Nous ne nous sommes “assagies“ que pendant la deuxième année, et surtout lorsque j'ai pu, toujours accompagnée de Celia, reprendre contact avec Renaud. 

 


 

Peut-être que cela te choque, Caty chérie, mais nous n'étions pas des anges, et si les filles, à de très rares exceptions près, ne nous ont pas intéressées, nous avons eu, parfois, et notamment pendant notre première année à Paris, une véritable fringale de sexe masculin, que nous avons toujours assouvie ensemble.

Nous ne nous sommes “assagies“ que pendant la deuxième année, et surtout lorsque j'ai pu, toujours accompagnée de Celia, reprendre contact avec Renaud à partir de notre troisième année au Louvre. Nous avions alors 21 ans.

"Pourquoi penses-tu que je pourrais être choquée ? J'ai à peine plus de vingt ans, tu es mon premier amour, je n'ai pas connu d'autres femmes, avant toi, et les rares garçons avec qui je suis sortie ne m'ont pas fait une impression inoubliable. Je ne peux pas te dire que j'ai maintenant envie de connaître le grand frisson avec les hommes.

Peut-être que c'est avec toi que cette “fringale“, comme tu dis, me viendra. Tu fais bien aussi l'amour avec des hommes, toi. Avec ce Martin dont tu m'as parlé avec une certaine admiration, par exemple.
—Tu fais erreur, Caty, je n'ai pas d'admiration pour Martin. Je t ‘ai dit seulement qu'il baisait bien, et que j'appréciais les hommes qui ont cette qualité, car tout le plaisir que j'ai eu avec Célia, avec Jenny et maintenant avec toi, ne remplace pas celui que m'apporte la pénétration d'un sexe d'homme : contrairement à beaucoup de femmes, je ne prends pas mon pied avec des“ sex-toys “, aussi perfectionnés soient-ils. Bon, mais je continue."

Comme je te l'ai dit, à Paris, nous avons en quelque sorte “pété les plombs“. Nous étions bien entre nous ; notre amour, loin de s'attiédir, se renforçait, et nos études, à l'École du Louvre, nous passionnaient. Mais notre sensualité, peut-être dévergondée, nous incitait à faire avec intensité, connaissance de ce que pouvait être la baise avec des hommes. Des vrais ! Et nous avons dragué, sans honte, avec acharnement même, non pas parce que nous n'avions pas de succès, au contraire. Imagine le succès que pouvaient rencontrer deux nénettes de 19 ans, pas mal du tout, auprès de la gent masculine de tous âges ! Non, c'était hyper facile, même ! Le problème, c'était de choisir ! Ça, quand on n'a pas d'expérience, c'est hyper difficile ! Alors nous avons beaucoup couché, beaucoup trop. Nous avons baisé dans une sorte de frénésie qui aujourd'hui me fait honte.

Nous partagions toujours nos partenaires : pas question que l'un ou l'autre choisisse Célia plutôt que moi ; ou l'inverse. Nous étions solidaires : c'était l'une et l'autre, ou aucune. C'était, pour nous, je crois, un façon d'affirmer notre amour, et de le protéger. C'était puéril, bien sûr, mais nous étions des gamines. Jamais nous n'avons fait l'analyse de notre comportement.

Inutile que j'entre dans les détails, car c'est à la limite de l'indicible ; en effet, il n'y a jamais eu le moindre sentiment dans cette attitude : seulement du sexe. Ceux avec qui nous baisions plus d'un soir, car leurs performances nous avaient convaincues, nous traitaient au mieux de cinglées, au pire de gouines nymphomanes.

Au cours de notre deuxième année à Paris, sans cesser vraiment de rencontrer des hommes et de baiser avec eux, nous avons considérablement ralenti cette activité. Nous avions des relations plus longues, toujours à trois, toujours sans sentiment pouvant s'apparenter à l'amour, mais en cultivant des rapports impliquant une plus grande considération, voire une réelle affection, ou, du moins, un plaisir autre que sensuel à être ensemble. J'ai encore conservé de cette époque quelques véritables amis.

Nous vivions de l'allocation mensuelle que recevait Célia de son père et d'une bourse à taux maximum que j'ai obtenue, car mes grands-parents ne pouvaient pas m'aider de façon très importante. Malgré tout, même en vivant au plus juste dans une chambre de bonne, c'était difficile sans recettes complémentaires.

Nous avons d'abord fait comme beaucoup d'étudiants : divers travaux au noir, généralement sous-payés, jusqu'à ce que deux pistes plus lucratives s'offrent à nous.

La première, pas trop rémunératrice, mais peu fatigante : modèles dans des cours de dessin, peinture et arts plastiques. Nous acceptions de poser nues et parfois en couple, dans des positions plus ou moins lascives. Note bien que nous étions un peu vicieuses malgré toute notre naïveté, car nous nous amusions des pulsions que notre nudité déclenchait chez les élèves de ces cours, sans parler de peintres plus “installés“ qui ne dédaignaient pas de se rincer l'œil aussi.

Le deuxième emploi, plus intéressant financièrement, mais peu satisfaisant au plan éthique a consisté à fonctionner comme figurantes, voire un peu plus, dans des films X ou des vidéo publicitaires. Nous avons évidemment dû offrir nos académies—ce qui, à cette époque, ne nous posa pas le moindre problème— mais, en terme d'action, nous ne sommes jamais allées plus loin que le “lesbian kissing“, anodin, somme toute, mais qui peut être aussi, comme tu ne le sais peut-être pas, extrêmement érotique pour de simples voyeurs, s'il est accompli avec sensualité.

Enfin, tu le vois, nous n'avons pas été très sages. Il m'arrive de rencontrer, dans l'exercice de mon métier, des personnes pour qui nous avons posé nues, et qui possèdent encore des dessins ou des aquarelles de Célia et de moi dans des exhibitions parfois audacieuses, bien au delà de la limite de la décence. Dans ce cas, même en lançant de manière désinvolte, "que voulez-vous, il nous fallait bien vivre !", j'ai du mal à ne pas me sentir gênée...

D'une certaine manière, il est heureux que j'ai pu renouer avec Renaud après la mort d'Odile, et, du coup, Célia aussi a pu le connaître. C'est grâce à lui que nous avons enfin accédé à une sensualité un peu mieux maîtrisée.

 

 

Enfin, tu le vois, nous n'avons pas été très sages. Il m'arrive de rencontrer, dans l'exercice de mon métier, des personnes pour qui nous avons posé nues, et qui possèdent encore des dessins ou des aquarelles de Célia et de moi dans des exhibitions parfois audacieuses, bien au-delà de la limite de la décence. Dans ce cas, même en lançant de manière désinvolte, "que voulez-vous, il nous fallait bien vivre !", j'ai du mal à ne pas me sentir gênée...

Je t'ai dit que nous éprouvions comme une jouissance à donner envie de nous en posant ainsi devant ces jeunes gens qui tentaient de faire de nous une œuvre d'art, mais il y a pire, en quelque sorte : nous aimions nous exposer, être scrutées dans nos moindres recoins parfois. Célia et moi nous en parlions souvent en nous demandant s'il était normal de ressentir une telle jubilation. Ne crois-tu pas que ce voyeurisme à rebours, cet exhibitionnisme, est une forme plutôt rare de perversité ?

"Lola, ma chérie, je suis si jeune et je te connais à peine, comment veux-tu que je sache ce qui est pervers ou pas ? Je ne me suis jamais exposée nue en public, mais je sais que j'aime être admirée lorsque je suis peu vêtue, en été, ou sur une plage, les seins nus, et j'adore déjà te voir me dévorer des yeux quand je suis dévêtue, sans avoir l'impression de devenir perverse.
— Bon, alors ça va, tu me rassures. Mais n'est-il pas heureux tout de même que Renaud soit revenu dans ma vie après la mort d'Odile ? Célia, a ainsi pu le connaître et l'apprécier ? En tout cas, c'est, je crois bien, grâce à la relation amoureuse que nous avons eue toutes les deux avec lui qu'enfin nous avons accédé à une sensualité mieux maîtrisée."

Ça c'est passé à l'automne 1997. Célia et moi, nous avions alors 20 et 21 ans, et nous étions au début de notre troisième année d'École ; dans le cadre d'une des spécialités que nous avions choisie, en archéologie, un mémoire à faire sur des aspects de la civilisation étrusque, et nous avions profité d'une semaine de vacances à la Toussaint pour nous rendre en Italie, sur quelques sites de l'ancienne Étrurie, puis à Rome. C'est à la Villa Giulia, musée dédié à la civilisation étrusque, auprès du “Sarcophage des époux“, que nous avons rencontré Renaud Laffitte.

Absorbé dans la contemplation de ce chef d'œuvre en terre cuite peinte provenant des fouilles du site de Cerveteri, il ne nous avait pas encore aperçues lorsque je me décidai à lui toucher le coude. En me reconnaissant, il fut à la fois surpris et content. "Lola, quelle bonne surprise" fit-il en me serrant dans ses bras, "et voici, je suppose, Célia, non ?" en lui tendant la main avec un bon sourire. "Qu'est-ce qui me vaut le plaisir de cette rencontre inattendue ?
—Quelques jours de vacances et un travail à préparer sur les civilisations étrusques" lui ai-je répondu.

Nous avons bavardé un moment, autour de notre sujet de mémoire, puis, Renaud qui arrivait de Florence et ne faisait qu'un court passage à Rome avant de rentrer en France, visiblement impressionné par Célia, remarqua : "Lola, qui vous a présentée comme la plus belle fille de la création, n'a pas menti ; vous me faites penser à la Venus de Botticelli, que j'ai revue, il y a deux ou trois jours. Seriez-vous Italienne ? Célia n'est-il pas un prénom dérivé de Cecilia ?
—C'est ma mère qui était Italienne. Oui, je pense qu'elle a francisé Célia, à partir de Cecilia.
— Parlez-vous italien ?
— Je connais la chanson, car ma mère m'a toujours parlé italien, mais, depuis que je l'ai perdue, je n'ai pas beaucoup pratiqué. Aussi, j'ai un bon accent, mais mes connaissances sont très basiques. Avec Lola, nous avons décidé de nous y mettre afin de maîtriser une langue presque indispensable dans les métiers de l'art."

Nous étions en fin de journée, et Renaud nous invita à dîner avec lui. C'est alors que je lui demandai si Odile allait nous rejoindre. J'ai vu son visage s'assombrir, se durcir, et il dit : "Comment, tu n'es pas au courant ? Tu n'as rien su ? J'aurai dû te l'écrire, bien sûr, mais je me suis contenté d'un faire-part dans quelques quotidiens. Oui, elle est morte, Odile. Il y aura bientôt un an. D'un accident vasculaire cérébral. Tu sais comme elle était fragile à cause de cette hypertension qu'elle avait de naissance et qui a été la cause d'une hémorragie soudaine et massive contre laquelle on n'a rien pu faire."

Je n'ai trouvé à dire qu'un convenu "je suis désolée" avant d'ajouter "tu penses bien que je t'aurais écrit et même que je me serais déplacée, si je l'avais su !
— Oui, c'est vrai, je t'en prie, ne m'en veux pas. Bien que nous sachions tous les deux que ça pouvait se produire, c'est arrivé si brusquement que j'en ai été déboussolé.
— A-t-elle souffert ?
— Non, je ne crois pas, elle n'a rien vu venir. À moins que l'on souffre lorsqu'on tombe dans le coma..."

 

Lorsque nous nous sommes retrouvés deux heures plus tard au restaurant qu'il nous avait indiqué, il avait repris son air avenant et détendu, et la soirée, autour d'un repas typiquement italien, et d'une bouteille d'un excellent amarone, tourna autour de nos études, de nos projets et des siens. Il était toujours à Poitiers mais il postulait pour une mutation à ParisVII, pour la rentrée prochaine, avec des chances, a-t-il précisé, de voir sa candidature retenue.

Nous avons décidé de nous revoir, et il devrait nous avertir de son prochain déplacement à Paris.

Le soir, au lit, après l'amour, Célia m'a dit qu'elle trouvait Renaud séduisant, et qu'elle comprenait maintenant pourquoi "j'en avais été si amoureuse." j'ai réfléchi à cette remarque, en pensant que la mort de sa femme, aussi inattendue et triste qu'elle devait me paraître, risquait de remettre en cause pour lui, bien des a priori. Et je rétorquai : "mais Célia, je le suis toujours."

 

 

Nous avons décidé de nous revoir, et il devrait nous avertir de son prochain déplacement à Paris.

Le soir, au lit, après l'amour, Célia m'a dit qu'elle trouvait Renaud séduisant, et qu'elle comprenait maintenant pourquoi "j'en avais été si amoureuse." J'ai réfléchi à sa remarque, en pensant que la mort de sa femme, aussi inattendue et triste qu'elle fut, risquait de remettre en cause pour lui, bien des a priori. Et je rétorquai : "mais Célia, je le suis toujours."

"Comment" me demanda Caty "comment Célia a-t-elle réagi?
— Assez mal, vois-tu! Elle m'a demandé si, à mon avis, il y avait encore une place pour elle dans mon coeur. Elle m'a fait une grosse crise de jalousie, en fait.
— Mais, elle t'avait bien dit qu'avoir un autre amour en même temps qu'elle, surtout si c'était un homme, était concevable?
— Oui, elle me l'a dit, mais, trois ans avaient passé depuis, nous étions un “vieux“ couple, très uni, très amoureux, chacune de nous deux très attachée à l'autre. Nos relations avec des hommes avaient toujours été conduites à deux, et, comme tu le sais, toujours de nature sensuelle et érotique, mais pas sentimentale.
— Et d'après toi, elle craignait qu'avec Renaud il s'agisse d'autre chose ?
— En effet."

 

J'envoyai en rentrant un mail à Renaud. Il a été à l'origine d'une telle crise entre Célia et moi que je m'en souviens mot pour mot : "Je suis encore sous le choc, et je me rends bien compte que je n'ai pas été capable de te dire combien la disparition d'Odile m'étais insupportable à imaginer. Souviens-toi, cependant, que j'ai pour toi les plus tendres pensées. Ce n'est pas parce que, à ta demande, je me suis tenue éloignée, que j'ai cessé d'espérer connaître un jour la douceur de tes caresses."

"Vraiment, ma chérie, tu as fait cela ?
— Oui, Caty, oui, cette fois je te choque vraiment, non ?
— Je suis triste de te le dire ! Mais oui, je trouve que ce n'est pas très délicat de ta part.
— Je ne t'en veux pas, je me suis fait cette réflexion une fois mon message parti.
— Et qu'a-t-il répondu ?
— D'abord, rien. Puis, quelques semaines plus tard, à la mi-décembre, je crois, il m'a envoyé quelques lignes qui disaient, à peu près quelque chose comme : “Chère Lola, j'ai apprécié ton petit message, qui m'a fait chaud au cœur. Je me suis dit que je n'étais pas aussi seul que j'en avais l'impression. Finalement, je n'ai pas eu à aller à Paris, et je pense que je n'irai pas avant Noël. Si vous allez, toi et Célia, à Bordeaux pour les vacances, arrêtez-vous à Poitiers, j'aurai plaisir à vous voir. Je pourrais d'ailleurs vous loger si vous décidiez de rester un jour ou deux“.
— Que s'est-il passé ?
— Eh bien, c'est la suite de notre histoire."


J'ai parlé de ce projet avec Célia. Nous n'avions pas reparlé de Renaud depuis notre retour, et tout semblait aller entre nous comme avant. Je me trompais, et de beaucoup. Quand elle eut lu le message de Renaud, elle a voulu voir celui que j'avais envoyé moi-même. Je lui ai fait lire. Elle est devenue furieuse et m'a dit que ce que j'avais fait là était indigne de moi, que je m'étais offerte à Renaud sans le lui dire et donc, que je lui avais fait une infidélité.

"Est-ce que tu réagirais de cette façon, toi, Caty ?
— Lola, je ne sais pas, j'espère que si la question se posait, si tu avais le désir de coucher avec un homme, tu m'en avertirais, non ?
— Mais, elle le savait, puisque je lui avais dit que j'étais toujours amoureuse de lui !
— Sans doute, cependant elle ne savait pas que tu lui avais écrit ce message, qui me choque pour deux raisons : d'abord parce que, comme t'a si bien dit Célia, tu t'offres à Renaud sans en faire part à ton amie, et ensuite, et pour moi c'est encore plus grave, tu t'offres à quelqu'un qui vient juste de t'annoncer la mort de sa femme. Or, tu savais qu'il aimait sa femme puisqu'il t'avait repoussée alors que tu lui inspirais un grand désir.
— Oh, mais tu es bien sévère ! Plus que lui, d'ailleurs. Est-ce que tu vas encore m'aimer si je te raconte la suite ?
— Oui, Lola, je suis jeune et je crois à notre avenir."


Célia m'a quittée, elle est partie passer toutes les vacances avec son père, toujours à Prague. Et moi, en allant à Bordeaux, je me suis arrêtée à Poitiers. J'ai compris tout de suite que Renaud était déçu que je ne sois pas venue avec Célia. Mais ce n'est que bien plus tard que j'ai compris pourquoi.

Il m'a installée dans la chambre qu'il avait préparée pour Célia et moi. Dans la nuit, je me suis levée pour le rejoindre. Je me suis glissée dans son lit. Il ne m'a pas repoussée. Loin de là ! Après Noël, je suis revenue, et nous avons passé le nouvel an ensemble.

C'est ainsi que nous sommes devenus amants. Malgré tout le plaisir que nous nous sommes donnés, j'ai senti que l'absence de Célia lui pesait.

 

 

J'ai raconté à Caty la suite de notre histoire.

Comme je constate que je n'ai pas réussi à vous passionner, je me limiterai à vous en donner maintenant la fin (me réservant de publier ailleurs la totalité du récit).

Après une longue période de crise entre Célia et moi, nous nous sommes réconciliées en vivant ensemble avec Renaud. Ce petit arrangement ente amantes, nous l'avons vécu dans une profonde paix intérieure. J'ai ressenti moi-même cette période, d'une certaine manière aveuglément, comme celle du bonheur absolu, comme des années de bonheur fou. Jusqu'à ce que la maladie fatale—qui chez elle ne fut pas “longue“—fondit sur Célia et l'emporta en quelques mois.

Nous restâmes seuls, Renaud et moi, anéantis.

Comme pour conjurer le sort, nous nous sommes mariés, avec l'intention de fonder une famille. Très vite cependant, nous nous sommes aperçus que notre couple était bancal.

La vérité un jour m'est apparue clairement : si depuis mes premières rencontres avec Renaud, sur la plage de Saint-Palais de mes dix-huit ans, je devins, pour toujours, amoureuse de lui, lui-même n'a jamais eu pour moi qu'une grande affection associée à un ardent, mais maîtrisé, attrait sexsuel.

C'est Célia qui, amoureuse et de moi et de Renaud, assurait la cohésion de notre trio.

Renaud, pour sa part, était devenu vraiment amoureux de Célia, dès qu'il la vit à la Villa Giulia, et après sa mort, malgré tous les efforts que nous avons consentis pour maintenir notre couple, celui-ci s'est défait, peu à peu, mais inexorablement.

Nous nous sommes séparés et j'ai erré pendant trois ans, de rencontres éphémères en liaisons un peu plus durables, jusqu'à ce que le hasard, ou le destin, nous place, Caty et moi, sur le même chemin.

 


FIN

 

Par MORE - Publié dans : Lola
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Mercredi 25 février 2009

L'annonce était ainsi rédigée : “ Châtelaine, 32 ans, reçoit le week-end du 25-26 octobre amies 20-40 ans. S'inscrire par E-mail ( evdev@gmail.com ) en envoyant CV et photographies. Nombre de places disponibles limitées à 18. Les candidates venant en couples et disponibles dès le 24 octobre au soir seront retenues en priorité.“

Juliette remarqua cette annonce à la rubrique “rencontres“ dans le n° du 18 septembre d'un hebdomadaire bien connu. Intriguée, elle envoya une demande d'information à l'adresse mail indiquée. Elle eut la surprise de recevoir une réponse.

Elle était ainsi rédigée :“ Je suis bien la personne ayant fait paraître l'annonce en question, je vis avec mon amie dans mon château en Périgord et deux ou trois fois par an, j'accueille pour un week-end “Nature et plaisir“, des jeunes femmes qui souhaiteraient partager avec nous les diverses facettes de leur sensualité.

“Seul le voyage est aux frais des participantes. Si vous étiez intéressée, envoyez nous votre candidature avec CV et photos de vous dévêtue. Rappelez-vous aussi que les couples sont prioritaires.

"En pièces jointes, voici quelques vues du lieu qui vous accueillera peut-être.“

Les photos étaient en effet alléchantes : l'une d'elles montrait une piscine (couverte) avec des baigneuses nues, dont les visages les plus visibles avaient été floutés.

Une autre représentait un vaste salon, avec des couples, ou des groupes de femmes, nues aussi, et dans des positions qui ne demandaient pas de légendes ; là encore aucune femme ne pouvait être reconnue.

Il y avait aussi des photos de chambres, confortables, avec un très grand lit, mais non habitées.

Juliette, qui travaille pour l'hebdo qui publia l'annonce, vit dans cette histoire la possibilité d'un reportage croustillant, qui lui donnerait l'occasion de se faire valoir. Afin de se voir, ultérieurement, confier des reportages enfin en rapport avec son ambition.

Il lui fallait des photos et trouver une compagne. Juliette se considérait comme bisexuelle à préférence hétéro. Son ami Claude, se chargea des photos : ce fut facile car elle adorait se montrer nue et prendre des poses très érotiques.

Les clichés de Claude, qui prenait plaisir à photographier sa chérie, furent totalement satisfaisants. Ces séances furent d'ailleurs multiples car elles déclenchaient, immanquablement, des séances de baise homériques.

Trouver une partenaire était en revanche, une épreuve plus délicate : Juliette, en effet, n'avait pas de relations saphiques fréquentes. Elle aimait bien, à l'occasion, se commettre avec des filles, mais elle n'avait aucune amie attitrée, et cette activité relevait plus, pour elle, du délassement, ou du remplacement, lorsque son hétérosexualité était contrariée par un différend avec Claude, ou lorsque celui-ci s'absentait.

Heureusement la sœur jumelle de Claude, Élisa, était une vraie lesbienne et, après s'être fait prier, elle accepta, étant momentanément sans partenaire, à la suite d'une rupture.

Sous condition que sa relation avec sa belle sœur puisse la satisfaire. Et réciproquement. Les expériences furent satisfaisantes, et au-delà de leurs espérances ; elles se firent réellement plaisir, à tel point, même, que Claude en eut un grand déplaisir.

Les deux jeunes femmes envoyèrent, ensemble, leurs dossiers.

Trois jours plus tard leurs candidatures furent acceptées, et elles reçurent une feuille de route leur donnant rendez-vous à Bergerac. À partir de là, elles seraient prises en charge par leurs hôtesses et convoyées, en secret, au Château des Plaisirs.

 

Les deux jeunes femmes envoyèrent, ensemble, leurs dossiers.

Trois jours plus tard leurs candidatures furent acceptées, et elles reçurent une feuille de route leur donnant rendez-vous à Bergerac.

Juliette en rentrant à Paris a commencé ainsi son reportage

"Ce fut vraiment pour nous une expérience étonnante, pleine de surprises inouïes, certes, mais qui, surtout, nous a placées dans l'atmosphère d'une douce euphorie, d'un fabuleux érotisme, et, en même temps, d'une liberté individuelle sans limites.

"Lorsque toutes les invitées furent arrivées, nous étions seize, soit un total de neuf couples en comptant la châtelaine, Evelyne de V. et son amie, Kristin.


Toutes, nous sommes arrivées, le vendredi soir, entre 19 et 20 heures à Bergerac, par train ou en voiture. À partir de là, nous avons été prises en charge par nos hôtesses et convoyées, en une demi-heure, en “fourgon “ fermé, au Domaine de V. Nous y fûmes reçues sur un grand pied.

Après avoir pris possession de nos chambres luxueuses, nous avions pour consigne de nous retrouver, en tenue “habillée“, pour un apéritif dans le grand salon, afin de faire connaissance avant de passer à table à 21 H 30.

"Ève (Evelyne se fait appeler Ève... ) nous a accueillies par ces quelques mots :

“Vous avez toutes compris pourquoi nous sommes ici réunies au Château de Saphos : nous nous aimons entre femmes, toutes, que nous soyons bi ou pures lesbiennes. Donc nous sommes ici pour exprimer, sans limitation, mais sans contrainte, c'est important de le dire, notre sensualité de femmes entre femmes.

“Après le dîner, vers 11 heures, tout le personnel du château partira, en congé jusqu'à dimanche soir. Tout sera prêt pour que nous puissions passer deux nuits, la journée de samedi et celle de dimanche jusqu'à la fin de l'après-midi, entre nous.

"Nous pourrons alors aller et venir à l'intérieur du château, et dans le parc, jusqu'au périmètre délimité par un grillage qui nous met à l'abri des regards indiscrets, comme il nous plaira, nues si nous le voulons. En tout cas libre des relations que nous souhaiterons établir entre nous.“

OOO

Et puis Juliette cessa tout à coup d'écrire, en panne. Elle prit soudain conscience d'être incapable de rendre ce vécu inoubliable par un texte acceptable par son rédacteur en chef... ...

 
Dans un château du Périgord :COMMUNIQUÉ


"Ève (Evelyne se fait appeler Ève... ) nous a accueillies par ces quelques mots :

“Vous avez toutes compris pourquoi nous sommes ici réunies au Château de Saphos : nous nous aimons entre femmes, toutes, que nous soyons bi ou pures lesbiennes. Donc nous sommes ici pour exprimer, sans limitation, mais sans contrainte, c'est important de le dire, notre sensualité de femmes entre femmes.

“Après le dîner, vers 11 heures, tout le personnel du château partira, en congé jusqu'à dimanche soir. Tout sera prêt pour que nous puissions passer deux nuits, la journée de samedi et celle de dimanche jusqu'à la fin de l'après-midi, entre nous.
Je vous  rappelle ici, la fin de mon billet intitulé « Dans un château du Périgord » :

 "Nous pourrons alors aller et venir à l'intérieur du château, et dans le parc, jusqu'au périmètre délimité par un grillage qui nous met à l'abri des regards indiscrets, comme il nous plaira, nues si nous le voulons. En tout cas libre des relations que nous souhaiterons établir entre nous.“


Et puis Juliette cessa tout à coup d'écrire, en panne. Elle prit soudain conscience d'être incapable de rendre ce vécu inoubliable par un texte acceptable par son rédacteur en chef...


(Bien entendu, les lectrices ayant envie de donner leur version de la suite doivent se sentir entièrement libre de le faire, sous leur propre signature, bien entendu. Les lecteurs qui veulent nous faire part de leurs fantasmes, suite à la lecture de ce récit interrompu, disposent évidemment de la même liberté... )


Je n’avais rien vu venir, ni de la part de lectrices, ni même de la part de lecteurs, jusqu’à ce que je reçoive, il y a peu, d’une personne inconnue, par mail, un message accompagné d’un texte en pièce jointe.

…………………………………………………………………………………………..

Il s’agit d’un texte très intéressant, se présentant comme une relation des activités festives et, ô combien !, érotiques qui se sont déroulées au château qu’Eve de V. appelle tantôt « des plaisirs », tantôt « de Saphos ».  

Cette personne est-elle ou non membre de Roomantic.fr ?  Je ne saurais l’affirmer puisqu’elle se s’est pas adressée à moi par message privé, mais c’est probable en raison des deux indices suivants :

1-elle connaît l’adresse yahoo que j’ai indiquée sur mon profil ;

2-le pseudo sous lequel elle s’est présentée : suisjebi?nonmaislesbi.  Ce clin d’œil est, en lui-même un aveu à peine dissimulé, car il faut bien connaître le site pour avoir une telle idée. 

Trop long pour être conservé tel quel dans ce communiqué, j’ai  raccourci ce pseudopseudo en lesbi, suivant en cela l’indication fournie par l’adresse E-mail à partir de laquelle elle a fait son envoi et qui est lesbi75@live.fr.

Dans son message, lesbi déclare qu’elle et son amie avaient répondu à l’annonce, avaient été acceptées à ce stage ( c’est le terme employé !), y avaient rencontré Juliette et Élisa, avec lesquelles elles s’étaient d’ailleurs beaucoup plues ; lesbi ajoute que devant l’abandon de Juliette, elle s’était décidée à écrire ce texte qu’elle me demandait de mettre en forme pour le mettre en ligne sur mon blog.

Je ne veux évidemment pas m’approprier une œuvre dont je ne suis pas l’auteur, je ne le publierai que sous le nom de lesbi, peut-être en co-auteur avec Juliette car je lui ai envoyé ce texte pour avoir son avis. Elle m’a répondu, avec enthousiasme, « c’est Ophélie ou son amie Arielle  qui a produit ce récit  remarquable, et absolument véridique, des aventures et des plaisirs somptueux que nous avons vécus au Château de V. Puis-je le faire lire à Élisa, pour lui demander son avis : il me semble que de notre côté, nous pourrions, sans le dénaturer, y faire quelques ajouts.

Ce stage comme dit lesbi, m’a changé la vie ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai pas été capable d’écrire ce reportage. Depuis, Élisa et moi, nous sommes devenus inséparables, nous ne nous quittons plus, au grand dam de Claude qui a déserté notre appartement.

Tu peux dire aux Roomzettes que ce week-end en Périgord, s’il se représente, il ne faut pas le rater. C’est vraiment une excellente « sex school ».

 

Par MORE - Publié dans : Périgord/Montpellier
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