Samedi 4 avril 2009

Valérie Gillois, 31 ans, est venue pour sa troisième visite. Elle a affaire à un compagnon qui perd ses moyens. Il débande dès qu'il faudrait entrer en action.

Bien entendu, elle est frustrée. Y avait-il une solution ?

Zoé avoua que la solution la plus simple est la séparation du couple...

"Alors Valérie, où en êtes-vous ? Est-ce que vraiment vous avez attendu de me voir pour vous faire servir ? franchement ?
—Franchement ? Franchement non ! Il y a longtemps que j'ai trouvé des compensations. Oui Zoé !
—C'est bien, ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Il faut prendre soin de vous."

Après avoir quitté le Docteur Zoé Vauquer, Valérie s'interroge :

"Pourquoi me faire tant de tracas pour Bruno ? Après tout, je l'ai fait, mon devoir conjugal ! Je n'ai pas abandonné Bruno depuis notre mariage, il y a déjà quatre ans...D'accord, je me suis envoyée en l'air avec mon beau-frère (en restant dans SA famille, il n'y a pas trahison !), mais dans le cas où le mari n'est pas en mesure de consommer le mariage, je suis en droit de demander le divorce. Je ne vais tout de même pas continuer à me livrer à des partouzes avec lui, dans l'espoir de le décoincer envers moi-même. Je lui suis incompatible, c'est-à-dire que, littéralement, il ne peut pas “me sentir “, je ne suis donc pas, volontairement, responsable de cet allergie.

"Basta ! Zoé a raison ! Je dois prendre soin de moi. “Vous n'aller pas garder ce mari qui ne vous baise pas “ et la solution la plus simple à ce problème, “ c'est la séparation du couple“ !

En rentrant, Valérie annonce à Bruno :

"Voilà, nous allons nous séparer puisque, depuis plus de quatre ans, je ne te fais pas bander, ou plutôt, au moment propice, je te fais débander.
—Oui, chérie, tu as raison, d'autant qu'avec Charlotte, et d'autres, je n'ai pas de débandade, je baise même très bien, merci ! et que toi, de ton côté, tu te plais beaucoup avec Marco, avec mon frère jumeau. Il n'est pas marié, il suffit donc d'échanger nos papiers, personne n'en saura rien !"

Interdite, Valérie, reste coite ! Elle ne savait pas que Bruno savait!
Bruno prend son silence pour une approbation. Il appelle Marco : "voilà, mon vieux, arrive ici au plus vite, que l'on règle ce problème sur le champ : à partir de maintenant, tu deviens Bruno et moi Marco !"

Marco finit par arriver. Bruno lui explique le “deal“. Marco s'exclame : "mais mon vieux, ça ne va pas ! Je ne sais pas ce que Valérie en pense, mais, ne t'imagines pas que je suis partant.
—Non, et pourquoi donc ? Tu baises Valérie tranquillement, et avec plaisir, depuis qu'elle est ma femme, tandis que moi, je reste la queue basse à sa porte, et je suis obligé de me farcir Charlotte et d'autres nanas de cette trempe !
— Justement Bruno, tu oublies que nous sommes jumeaux, de vrais jumeaux.
— Je n'oublie pas, c'est pour ça que l'arrangement est possible ! Personne n'y verra rien !
— C'est toi qui ne vois rien ! Nous sommes génétiquement identiques : qui sait si je ne deviendrais pas impuissant comme toi à partir du moment où je serais le mari de Valérie. C'est sans doute parce que nous bravons l'interdit, parce que nous formons un couple adultérin, que nous baisons si bien et si agréablement. Je veux pouvoir continuer sans souci. Je l'aime bien Valérie. Démariez-vous, et fiche-nous la paix. Qu'est-ce que tu en penses, Valérie ?
— Je pense comme toi, mon chéri. Je veux pouvoir continuer de baiser avec toi, et avec qui je veux d'autre, d'ailleurs, sans être constamment entrain de me dire que ce n'est pas correct."

par MORE - publié dans : École du bien-être
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Samedi 4 avril 2009

"Que suis-je venue faire en ce lieu ? Pourquoi cette annonce sur le net a-t-elle retenue mon attention ? Faut-il que ma vie me soit devenue si insupportable pour que j'aie osé franchir cette sorte d'interdit qui m'empêcha jusqu'alors, jusqu'à ce que je me trouve face à ce médecin inconnu, de me déclarer frigide alors que je ne suis pas assez niaise pour ignorer que ce sont mes rapports avec Michel qui me laissent meurtrie, écœurée, insatisfaite ? Qui me laissent en manque ?

"Je sais, depuis que Brigitte m'embrassa, un soir, et me caressa la poitrine, que je serais plus heureuse entre les bras d'une douce femme. Les assauts indélicats, grossiers, et pire, même, brutaux !, de cet homme que j'ai cru aimer, sont aux antipodes de ce que j'espérais trouver dans le mariage. Michel, mon mari, qui prétend me chérir, mais ne sait pas me caresser, ne sait pas me faire jouir, et s'en fout complètement !

"Tout en me trompant, sans même s'en cacher, avec la première femme qui passe à sa portée et se laisse faire ?

"Bien sûr, ce Docteur Vauquer à raison, il faut que je le quitte, il faut que je me sépare de lui. Mais, il faut, pour cela que je me rende indépendante, que je trouve un travail. Sinon j'aurai les parents contre moi. Les miens, et les siens !

"Zoé a compris tout de suite ce qu'il se passait. Sans doute qu'elle a compris aussi que je n'étais pas libre de choisir—ou incapable de me décider, de laisser tomber Michel pour aller vers un autre partenaire—sinon, m'aurait-elle suggéré d'utiliser un gode ? Ou un de ces merveilleux jouets modernes que j'avais déjà vus sur le net et que cette Thuy m'a fait essayer, et même, m'a prêtés!

"Quel plaisir aussi j ‘ai eu entre les mains de cette superbe noire, Rama, et de Caroline, la Vahiné ! Ce qui veut peut-être bien dire, en effet, que j'aurais plus de chance avec les femmes, qu'avec les hommes."

Ainsi s'émeut Fanny en sortant de cette après-midi mémorable à l ‘École du bien-être, encore sous l'emprise des essais effectués avec Thuy. Sur son petit nuage, en cheminant vers l'arrêt du bus qui la rapprocherait de chez elle, elle se heurte à Marie Carroy. Marie, une fille avec qui elle est à la fac. Toutes les deux sont en licence de Langues Étrangères Appliquées. Sans être des amies, elles sont bonnes camarades, et se parlent volontiers.

"Bonjour Fanny !
—Oh, bonjour Marie.
—Tu n'as pas l'air très bien, qu'est-ce qu'il t'arrive ?
—Si, si, je suis très bien ; j'étais seulement dans la lune. Je sors d'une séance un peu spéciale de mise en forme. C'est aussi là que tu vas ?
—Où ça, là ?
—À l'École du bien-être, juste derrière moi. J'en sors.
—En fait, c'est là que j'habite maintenant avec Céline, mon amie, Tu vois bien de qui je parle, non ? Nous habitons Villa Lesbos, la grande maison derrière les arbres, dans le jardin où se trouve le pavillon d'où tu viens.
—Tu connais cet institut tout nouveau dont j'ai eu connaissance par Internet?
—Oui, ce sont mes amies qui l'ont fondé, autour d'un médecin sexologue, Zoé Vauquer. Tu as des problèmes ?
—Oh, rien de grave, j'étais venu consulter cette femme oui, mais finalement, tout va bien, merci.
—Pourtant, tu avais l'air complètement à l'ouest, tout à l'heure...
—Oh, je l'étais, oui. C'est simplement que j'ai commencé un programme un peu spécial, des massages ... et j'en étais encore tout étourdie.
—Ne t'en vas pas comme ça : viens prendre un thé ou ce que tu voudras avec moi."

Fanny et Marie gagnent ensemble la Villa. Marie entraîne Fanny à la cuisine, pour préparer et prendre le thé. Rama et Caro y sont en train de boire aussi en grignotant quelques biscuits.

Rama s'étonne de voir Fanny avec Marie. "Vous vous connaissez donc ?
—Mais oui, nous faisons les mêmes études. Tu vois Rama comme le monde est petit : j'ai rencontré Fanny dans la rue. Et je l'amène pour se remettre : c'est toi et Caro qui l'ont mis dans cet état.
—Quel état ?
—Elle semblait, tout à l'heure, marcher un peu dans le vague...
—C'est vrai que nous lui avons fait un massage, mais après nous, c'est Thuy qui l'a prise en main. Il y a déjà un bon moment."

Fanny monte ensuite avec Marie, dans sa chambre. Un élan soudain les rapproche. Marie prend Fanny dans ses bras et l'embrasse. Un tout petit baiser, mais Fanny la retient et leurs lèvres se cherchent, se trouvent, se retiennent, plus goulûment.

Elles passent un moment, enlacées, sur le lit de Marie. Puis, Fanny, soudain gênée, dit : "excuse-moi, Marie, je ne voulais pas m'imposer. Qu'est-ce qu'il me prend ?
—Tu n'as pas à t'excuser, Fanny ; d'ailleurs, c'est moi qui ai commencé, je te sentais mal à l'aise. Et puis, c'est tout naturel, il n'y a pas de mal à ça. Et je vais t'avouer : j'y ai pris plaisir !
—Vraiment? Moi aussi ! Et c'est la première fois que j'ai envie d'embrasser une fille.
—Oh, vraiment? Ton baiser, pourtant, était, comment dire ?, très convaincant !
—Oh, Marie, j'ai dit la première fois. Non, c'est la deuxième, en fait. La première, c'était il y a une heure, c'est Rama, ton amie, que j'ai embrassée.
—Alors, ça ne m'étonne pas ! Après un massage par Rama, et sans doute aussi avec Caro ?
—Oui, en effet...
—Dans ce cas, je comprends pourquoi je t'ai trouvée dans cet état. Et pourquoi tu as eu envie de m'embrasser. Le veux-tu encore ?
—Oui, je le veux encore."

Et pour la première fois Fanny fit l'amour avec une femme, se livrant sans vergogne aux mains expertes de Marie.

Ce fut pour elle, le début d'une fréquentation assidue à la fois de l'École de la Villa Lesbos et de ses habitantes avec qui elle noua très vite des relations étroites. Avec leur accord, trois mois plus tard, elle décidera de quitter Michel, et trouvera, grâce à sa connaissance de l'Anglais et de l'Allemand, un travail temporaire lui permettant de s'installer dans la dernière chambre libre de la Villa Lesbos.

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Le septuor de Montpellier était donc appelé à devenir un octuor, c'est-à-dire, pour ce qui est de faire de la musique, l'assemblage de deux quatuors. Le week-end de rêve dans un château du Périgord aura donc eu comme conséquence, en peu de temps, de doubler les effectifs de la tribade de la Villa Lesbos.

Mais surtout, d'après un ami mathématicien, dans un octuor, on peut, pour les parties fines, composer vingt-huit couples et cinquante-six trios différents ! Ce qui en ouvrent des perspectives !

Estelle ayant de plus en plus de succès auprès des nombreux étrangers (Anglais et Néerlandais notamment) qui viennent acquérir de vieilles demeures dans les Cévennes ainsi que dans l'Escandorgue et la Montagne Noire, eut, de ce fait, de plus en plus souvent recours au truchement de Fanny pour conclure ses affaires avec eux.

Et pour elle, de plus en plus d'affection...

La belle unité qui était la marque du quatuor de départ n'allait-elle pas quelque peu s ‘altérer? Sans doute, oui ! Mais les succès de l'École du bien-être pourraient facilement permettre de palier les (rares ?) défections qui ne manqueraient pas de se produire. En outre, de grands projets d'aménagements complémentaires (piscine, hammam, jacuzzi) étaient déjà à l'étude pour faire une école du bien-être très attractive et performante...

par MORE - publié dans : École du bien-être
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Samedi 4 avril 2009

En raccompagnant Valérie, Zoé retrouva Fanny qui demanda si elle pouvait prendre un nouveau rendez-vous. Fanny, la jeune femme rangée qui n'a jamais baisé avant son mariage, qui se croit frigide alors qu'elle prend son plaisir en se masturbant, qui ne veut pas entendre parler de changer de partenaire, mais qui, cependant... veut bien s'intéresser aux jouets sexuels :

"Zoé, je voudrais faire des essais. Quand pouvez-vous me prendre ?
—Pour cela j'ai besoin de faire équipe avec ma collègue, Madame Lê. Je vais l'appeler pour lui demander quand elle pourrait se libérer. Je sais qu'elle est ici en ce moment... ...
—Maintenant? Oh oui !, ce serait très bien ! je suis pressée d'essayer."

Peu après, Thuy entre dans le cabinet de Zoé.

"Fanny, je vous présente Madame Lê. Thuy, voici Madame Fabre. Fanny Fabre. Fanny serait intéressée par un de tes petits jouets intimes.
—Oh c'est très bien, Madame. Mais Zoé, il faudrait, je pense, que tu me présentes le cas de Madame Fabre.
—Tu as raison. Fanny, pouvez-vous nous attendre un instant dans la salle d'attente ; ce ne sera pas long."

Après avoir écouté les explications de Zoé, Thuy fait observer :

"Zoé, c'est toi le médecin bien sûr, mais ne crois-tu pas que c'est aller vite en besogne ? Est-ce que ce ne serait pas une bonne chose de la confier, d'abord, à Rama et à Caro afin de savoir comment elle réagit aux caresses érotiques de l'une et de l'autre ? Et Caro pourrait aussi lui mettre deux ou trois doigts : pour choisir le bon "toy", il faut savoir si elle est seulement clitoridienne, ou si l‘on peut aussi éveiller le pont G, et le vagin en général. Il me semble, pour que nos premiers essais soient concluants et nous amènent de nouvelles patientes, que nous devrions être très professionnelles.
—Tu as raison, je vais trop vite."

Zoé fait revenir Fanny et lui explique que pour choisir le bon jouet, il faudrait mieux en savoir plus sur les zones de son corps qui succombent au plaisir lorsqu'elles sont excitées manuellement.

Interloquée, Fanny demande à Thuy: "que voulez-vous dire et que me proposez-vous ?
—En accord avec le Docteur Vauquer, je vous propose un examen préalable de vos zones érogènes potentielles et de votre personnalité sensuelle avant de réfléchir à ce qui vous conviendrait le mieux...
—Qu'est-ce que ce charabia, Zoé?
—Fanny, faites-nous confiance ! Ce n'est pas du charabia ! Thuy, qui est vraiment spécialiste des jouets sexuels pour femmes, pense, avec raison, que pour vous donner satisfaction, j'ai voulu aller trop vite ! Comprenez-nous : vous êtes arrivée tout à l'heure en me disant “Je suis frigide“ et je découvre, en bavardant avec vous, que vous jouissez lorsque vous vous caressez. C'est donc votre partenaire, votre mari, qui ne sait pas vous stimuler, ou qui se moque de ce que vous ressentez ou pas, pourvu que lui soit satisfait. Je vous suggère de changer de partenaire. Vous demandez à réfléchir, ce qui est sage, mais vous souhaitez, toutefois, disposer d'un petit ami discret, délicat et toujours disponible en espérant, je suppose, que ce serait mieux, plus efficace, que votre index. Il est préférable, pour votre bien-être, que nous— c'est-à-dire vous et nous—en sachions davantage sur votre sexualité, pour bien vous conseiller. Voilà...
—Et, cela consiste en quoi ? Et ça me coûtera combien ?
—Fanny, rassurez-vous. Nous voulons que notre institution soit une véritable école du bien-être de nos patientes. Nous débutons, et nous ne devons pas faire d'erreurs. Pour l'instant nous prenons tout à notre charge. Bien sûr, si plus tard, vous vous décidez pour un sex-toy, ou si vous voulez suivre un de nos programmes “découverte du plaisir“, nous vous présenterons des devis, bien sûr. Nous pouvons faire quelques explorations dès ce soir, si vous l'acceptez, en vous confiant aux mains expertes de notre spécialiste du massage érotique, Rama, et de notre Vahiné, Caroline, qui vous fera découvrir toute la sensualité du baiser sexuel polynésien. Toutes les deux sont diplômées d'instituts réputés de kinésithérapie, rassurez-vous."

Après beaucoup de tergiversations, Fanny finit par accepter. Elle est conduite dans la pièce voisine où Rama et Caro venaient d'en finir avec leurs clientes de l'après-midi. Thuy était allée les avertir de ce que l'on attendait d'elles dans le cas de Fanny Fabre.

Rama et Caro sont en tenue de travail, c'est-à-dire vêtues d'un sarreau très court et presque transparent, sous lequel elles sont entièrement nues. De cette façon, leurs patientes ne risquent pas d'être intimidées lorsqu'elles doivent se dévêtir, et, pour celles qui apprécient leurs superbes féminités, elles peuvent en profiter ; cela fait partie de la cure.

On propose à Fanny thé, café ou une autre boisson, pour se détendre, ainsi que de passer sous la douche, pour se “rafraîchir“ ; tout se passe très bien : elle se dénude sans faire de chichis, passe sous la douche, avec l'aide de Caro qui règle le jet, la température et l'enveloppe enfin, dans un drap de bain tiède et douillet pour la sécher. On l'installe sur la table de massage, d'abord sur le ventre.

Rama passe à l'action : massage du cou et des épaules, du dos jusqu'à ce que Fanny soit bien relaxée. Puis elle s'occupe des fesses, en douceur, et des cuisses, sans approcher de trop près ni l'anus, ni la chatte, de façon à ne pas provoquer de réaction négative, pour bien mettre en confiance sa cliente. Rama et Caro se jettent un coup d'œil complice, car elles entendent comme un ronronnement s'échapper des lèvres de Fanny.

Rama demande : "vous allez bien, Madame Fanny, vous êtes détendue ?
—Je vous en prie Rama, pas de Madame, appelez-moi Fanny, tout simplement. Oui, je suis bien, très bien même. Vous êtes une artiste !
—N'exagérez pas, Fanny ! Je fais mon métier aussi bien que possible, c'est tout. Maintenant Fanny, vous allez vous retourner sur le dos. Voilà, restez bien souple. Nous sommes entre femmes ; entre nous, rien n'est indiscret. D'ailleurs, nous sommes presque nues, nous aussi. Je vais m'occuper un peu de vos pieds puis de vos jambes pendant que Caro va se charger de votre cou et de votre visage.

Caro passe une lotion rafraîchissante sur le visage, le cou et le haut de la poitrine de Fanny et se met à masser tout doucement. Bientôt, Fanny ferme les yeux, soupire, et se met même à gémir doucement. À ce moment, Rama en est au haut des cuisses. Elle s'attarde sur leur face interne et l'un de ces doigts passe, comme par mégarde, sur les lèvres du sexe. Le râle s'accentue. Alors, Rama remonte jusqu'à la poitrine, entourant doucement chaque sein dont les pointes commencent à s'ériger.

C'est le moment que choisit Caro pour se pencher sur le visage de Fanny, déposant de petits baisers sur le front, les tempes, les yeux, les commissures des lèvres. Fanny, surprise, mais agréablement, se laisse faire. La langue de Caro entre en action, se faufile entre les lèvres, à la rencontre de celle de Fanny, et les bouches s'acolent pour un baiser, long et fouillé. Les mains de Rama se sont, en même temps, saisies des tétons durcis de Fanny.

À peine plus tard, Caroline s'est déplacée au-dessus du sexe et sa langue, encore, fait des merveilles sur les grandes lèvres et sur le clitoris qu'elle dégage des nymphes. Fanny, maintenant, halète, feule, râle et bientôt une vague de plaisir s'empare d'elle, dans un petit cri étonné mais joyeux.

Caro n'en reste pas là : avec prudence, en douceur, elle glisse un doigt huilé, puis deux, et même trois, dans la fente du sexe et atteignant la paroi ventrale du vagin, la caresse, l'explore, sent bientôt comme une légère contraction. En même temps, elle continue d'exciter le clitoris et elle finit par déclencher, cette fois, un raz-de-marée, qui commence comme un frémissement, une houle discrète, et qui soudain, brutalement, investit l'intimité du sexe, et s'enfle en une énorme vague accompagnée d'un hurlement puissant et prolongé : "Aaahoouhwouiii !" Fanny jette ses bras au cou de Rama penchée sur ses seins, l'attire, la presse contre elle, et l'embrasse fougueusement. "Ah, ma belle, on dirait bien que ça te fait de l'effet, non ?
—Oh, oui ! c'est vraiment délicieux !"

Zoé et Thuy, qui attendaient discrètement dans le bureau de Rama, entendent les cris de Fanny. Elles frappent et entrent. Zoé dit : "Voilà Fanny, vous voyez que nos amies, Rama et Caroline, viennent à bout de votre prétendue frigidité. Non seulement votre clitoris est actif, comme vous le saviez déjà, mais votre vagin, probablement votre point G, est aussi excitable. Nous pouvons maintenant vous conseiller mieux, je vous recevrai quand vous le voudrez, mais dès maintenant, Madame Lê, notre amie Thuy, est en mesure de vous présenter ses gentils compagnons de plaisir avec toute l'autorité de son expérience. Nous vous laissons avec elle."

Thuy étend une serviette tiède sur le corps nu de Fanny "comme cela vous ne vous refroidirez pas !" et va chercher, dans la salle de bain, un grand coffret d'où elle sort ses fameux outils de jouissance.

"Bien sûr, lui dit-elle, vous pouvez vous contenter des godes classiques, en forme de phallus, éventuellement gonflables pour mieux s'adapter à la taille de votre vagin, mais, je recommande plutôt des joujoux plus modernes, qui sont des merveilles de technologie : voici, par exemple, un vibromasseur à prix abordable, le "Naughty Bunny“, qui est à double action. C'est un stimulateur clitoridien et vaginal en même temps : il est en effet muni, en plus de son phallus assez classique, d'un petit lapin extérieur, tout doux, et prêt à vous procurer une intense stimulation clitoridienne. Des outils de ce genre il en existe de différentes sortes, capables d'exercer sur le clito et dans le vagin des mouvements variables à des fréquences également variables. Mais, vous avez aussi des jouets plus discrets comme cet œuf vibrant dénommé "Cry baby", nettement plus onéreux, mais dont vous commandez pas moins d'une dizaine de programmes au moyen d'une télécommande.
—Qu'est-ce que vous me recommandez ?
—Je vous propose d'essayer les deux aujourd'hui : je vais vous montrer comment les placer et comment les commander, et puis, vous les emporterez et ferez tranquillement chez vous vos essais, et quand vous reviendrez, vous me direz ce que vous en pensez. Vous pourrez alors choisir l'un d'eux, ou les deux, ou encore en essayer d'autres. Dans cette affaire, il ne faut pas trop se presser. Voulez-vous que je vous aide à faire les essais ?
—Oui, Thuy, merci, vous êtes si gentille de me faciliter ainsi une chose aussi délicate et intime."

par MORE - publié dans : École du bien-être
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Samedi 4 avril 2009
Aventure L'hôtel où j'avais retenu pour quelques jours n'était plus très loin. Tant mieux car la route, depuis que j'avais traversé le Rhône à Valence, n'était qu'une succession de tournants, jusqu'à Lamastre, et même jusqu'à Saint-Agrève. J'approche de Tence, et depuis la sortie de Saint-Agrève, justement, ça va mieux. Ce sont les hauts plateaux du nord de l'Ardèche, aux confins de la Haute-Loire, et c'est plus reposant : herbages et forêts de résineux se succèdent, et, malgré la chaleur élevée qui s'est installée depuis quelques jours, en cette fin de juillet 2006, il fait ici bien plus frais. Je me suis arrêtée pour respirer un peu, humer le bon air des sapins.   Vous allez vous demander : qu'est-ce que cette fille de Provence vient faire parmi les vaches de la France profonde, fin juillet, au lieu d'aller rôtir sur les plages du Var.   Je pourrais, en effet, jouer à l'estivante, coincée entre deux mecs empressés qui ne demanderaient pas mieux que de lorgner mes seins nus et de se proposer pour se succéder, sur ma belle personne, au cours de nuits de plaisirs, jouissance physique et inédite garantie !   Eh bien !, justement, c'est ce genre de lieu que j'évite. J'ai réussi, en un rien de temps, à faire fuir l'ami qui depuis des années me faisait grimper au septième ciel, presque chaque nuit, sans refuser d'honorer à son tour, la copine qui m'aimait depuis plus longtemps encore.   En fait, ils sont partis ensemble...   Donc, fatiguée, écœurée, démoralisée, pour ne pas dire franchement déprimée, je me suis dit "Cécile, ma vieille, va donc loin de tout ça, dans un coin sauvage et frais, à la campagne, parmi les vaches et les chèvres, renouer avec la nature, te purifier dans la vie saine et calme de nos chères vieilles montagnettes anciennement volcaniques."   Aussitôt ce sage appel entendu, j'ai exploré la carte Michelin France-Sud, et en fermant les yeux, désigné un bled inconnu, sans nom même, de mon index : quelque part en plein désert entre Saint-Agrève, Le Chambon-sur-Lignon, Devesset et Tence, localités de moi tout aussi étrangères !   J'ai ensuite recherché, avec Booking.com, les ressources hôtelières du coin : j'ai finalement retenu une chambre, dans mes prix, dans un hôtel situé au-delà de Tence, donc un peu plus à l'ouest que prévu, “le Marconnès“, sur la commune au nom tout aussi improbable de Saint-Arcons-de-Barges !   Et j'y arrive sur les sept heures du soir. Coin champêtre, vieille bâtisse du xvième siècle (en partie !), genre manoir, grand calme garanti. Ma chambre, au premier étage est certes rustique, avec des murs d'un mètre d'épaisseur, mais d'un bon confort bourge tout de même. Elle donne sur les Monts du Velay : vue à couper le souffle, sans vis-à-vis. Que demande le peuple ? S'il n'a pas de pain, il aura de la brioche !   Je redescends pour prendre un drink sur la terrasse (j'ai bien besoin d'un remontant !), tout en lisant le thriller suédois à la mode, de Stieg Larsson, “Millénium“, dont le premier tome vient de paraître. Il y a peu de monde pour l'instant. À côté de ma table, une famille de trois : père, mère et adolescent de 15-16 ans ; très très mignon, l'ado! Je lui fais face, et je vois qu'il zyeute avec intérêt ma petite robe courte qui a du mal couvrir ne serait-ce que mes cuisses. Je ne parle pas du reste, que je ne peux apprécier que dans les yeux exorbités du garçon ! Le gamin, ça va, c'est même plutôt sympa, mais voilà que le père s'y met aussi ! Là, tant pis pour l'ado qui répond au doux prénom de Cyril, mais je me sens obligée de me déplacer un peu et de tirer ma robe vers les genoux pour éviter le regard libidineux du père.   La femme s'aperçoit du manège du fils et de l'époux, et se retourne pour voir le spectacle qui les intéresse tant. En même temps, nous nous reconnaissons : "Cécile, c'est bien toi ? Oh, Cécile ! —Charlotte, toi ici ? C'est pas possible !" Nous nous levons pour nous enlacer et nous poutouner avec joie : il y a plus de 10 ans que nous ne nous sommes vues ! La dernière fois, c'était peu après le bac, pendant l'été 1995, nous avions 18 ans ; ensuite, nos études, la vie, d‘autres amours aussi, nous avaient séparées bien que pendant trois ans nous avions été liées de façon très intime, fusionnelle même... Charlotte fait les présentations : "Gerard, ou plutôt, Gerry, Rabaud, mon mari, Cyril, mon beau-fils. Cécile Malvert, une vieille amie du lycée. Et toi, tu es seule ? Qu'est-ce qui t'amène dans ce coin perdu ? —Vieille dis-tu ? Nous avons 29 ans, je crois, et tu nous dis vieilles ! Qu'est-ce qui m'amène ? Je ne sais trop, le besoin de calme, d'authenticité aurait dit Pagnol (qui aimait cultiver l' “Authentique, souviens-toi!). Je pourrais te retourner la question, non ? —Eh, bien ! nous aussi, nous cherchons le calme et l'authentique, et ici nous les trouvons. Nous y venons à l'estive pour la seconde année."   Charlotte me propose de m'installer à leur table pour dîner. Il y a aussi un autre couple, Nadine et Julien. J'ai à ma gauche, Charlotte, à ma droite, Julien, en face, Gerry, Nadine et Cyril. Cyril me fait les yeux doux tout en les plongeant souvent, et avec concupiscence, dans mon décolleté avantageux. Manifestement, je lui plais. Et, je l'avoue sans honte, cela ne me déplait pas.   Julien raconte qu'avec Nadine, ils sont allés passer l'après-midi au bord d'un petit lac; ils ont pu se baigner et rester nus, sans être dérangés par quiconque. Un coin idyllique, quoi. Gerry suggère d'y aller demain. Tout le monde semble d'accord : il n'y a guère que moi pour dire que je ne me sens pas trop l'envie d'aller m'exhiber en pleine nature. Nadine, que je trouve agréable et qui me semble être une personne sensée, dit : "je vous assure, Cécile, que c'est un coin vraiment épatant. On y accède par un petit chemin, loin de la route. D'ici, en vélo, c'est à peine à trois quarts d'heure. Et on y est seuls : nous n'avons pas vu trace d'occupation récente. Ça serait sympa d'y aller tous les six, non ?"   Je me dis que les deux couples, qui semblent bien se connaître, sont des habitués de ce genre d'ébats. Et Cyril ? Après tout, il n'est apparenté à aucune des femmes, peut-être qu'il les baise toutes les deux... Pour une fois, ce soir, je vais me coucher de bonne heure...   Vers minuit (je ne le sais qu'après, bien sûr !), je me réveille. Un corps nu s'est glissé dans mon lit ! Comme je dors nue moi-même, il y a un corps nu contre mon corps nu. Une bouche sur ma bouche, une main sur un de mes seins, une autre sur ma chatte, avec un doigt qui cherche à se glisser par ma fente. J'ai vite reconnu Cyril. "Qu'est-ce que tu fais là ? —Tu n'as pas fermé ta porte à clé, alors j'ai tenté ma chance. —As-tu déjà souvent chevauché une femme ? —Souvent? Non ! Quelquefois? oui. Figure-toi que j'ai du succès auprès des femmes mûres. D ‘ailleurs je les préfère aussi aux minettes de mon âge. Elles m'apprennent beaucoup. —Tu parles de ta belle-mère ? — Charlotte, oui, bien sûr, c'est elle qui m'a initiée. Bien d'ailleurs. Mais d'autres aussi. Nadine, et d'autres amies de Charlotte. Toi aussi tu me plais bien, tu es vraiment "canon". — Tiens donc, et tu crois que tu me tentes ? — Oui, je l'ai vu tout de suite à la façon dont tu as remonté ta robe devant moi." Que pouvais-je dire ? Que pouvais-je faire ? Sinon me laisser aller et suivre ma pente !   Le lendemain, après une si bonne nuit, je traîne un peu au lit, par paresse, après avoir pris mon petit-déjeuner en chambre. Vers 10 heures, Charlotte frappe à ma porte. "Cécile, nous pensons partir avant 11 heures, pour avoir le temps de nous baigner avant de manger. Viens-tu avec nous ? Tu sais, le temps est toujours au beau et au chaud. —Entendu, j'arrive." L'hôtel nous prête six bicyclettes et nous prépare un repas froid. À II heures et demie, nous sommes sur place. C'est vrai que l'endroit est vraiment chouette. En fait de lac, c'est un étang : le chemin qui y mène passe sur la digue de retenue, puis se prolonge ensuite par un étroit sentier, apparemment peu suivi. Nous laissons les vélos dans un fourré, et, à travers bois, Nadine et Julien nous emmènent à la tête de l'étang, là où se déverse le ruisseau qui l'alimente. Il descend des collines qui s'élèvent en amont, nous sommes dans une petite prairie qui borde l'étang de ce côté-ci, en laissant, entre l'herbe et l'eau une minuscule bande de sable. Tout autour, ce ne sont que des bois, mais le soleil donne déjà sur cette petite crique, et, comme l'étang s'étend vers l'ouest, il y donnera tout l'après-midi clarté et chaleur. Après le bain, nous nous étendons, nus, côte à côte, au soleil. Un moment plus tard, les deux couples s'éloignent ensemble dans les bois. Cyril me dit : "Ils sont partis baisers. Et nous ? —Quoi, nous ? —Nous pourrions baiser aussi, non ? Tu n'en a pas envie ? —Comme tu es déluré ! Tu t'es bien débrouillé cette nuit. J'ai bien aimé ! Tu ne crois pas que l'on pourrait attendre la nuit prochaine, non ? — Je peux attendre, bien sûr, mais, il faut au moins que les autres sachent que nous deux ça colle bien, sinon, mon père et Julien vont vouloir te sauter, et les femmes vont dire pareil. Faisons au moins semblant. — Je ne crois pas que tu fasses semblant de bander. Allons-y."   Cyril, emportant nos draps de bain, m‘entraîne vers la source de la petite rivière qui alimente l'étang. À une centaine de mètres en amont, il me montre que l'eau sort du rocher, comme une grosse source. En marchant quelques mètres les pieds dans l'eau, dans une sorte de goulotte creusée dans le roc, on parvient, en se courbant beaucoup,dans une caverne de quelque vingt mètres de long. Au fond, l'eau jaillit par un saut de près de deux mètres. De part et d'autre du ruisseau qui traverse la grotte dans sa longueur, s'étalent deux banquettes de sable fin de trois à cinq mètres de large où Cyril étant nos serviettes de toilettes : il fait bon s'y étendre. Le sol est doux, la fraîcheur y est agréable, et, curieusement, au plafond de la grotte, près de l'entrée, un orifice irrégulièrement arrondi par lequel s'insinue un faisceau de rayons solaires qui vient illuminer l'emplacement que Cyril a choisi pour nos ébats.   Il n'a pas cessé de bander et de mon côté, je ne me fais pas prier. Le souvenir de la nuit suffit à faire sourdre d'entre mes lèvres, la mouille suffisante pour nous emballer pour une nouvelle chevauchée. Il m'attire sur lui, et cette fois, c'est à mon tour de régler la chorégraphie. Ce jeune corps, sous moi, prend vite le rythme, d'abord lent, que j'impose pour ne pas aller trop vite vers une conclusion qui pourrait être décevante. Je monte et descends le long de sa hampe, je m'arrête pour l'embrasser, pour sucer ses mamelons ; je me dégage aussi, une fois ou deux pour prendre le temps de déguster son gland chargé de ses sucs mêlés aux miens. J'approche aussi ma chatte échauffée de ses lèvres pour qu'il me mange aussi, mais sans succès : il ne connais pas ou ne goûte pas encore cette pratique que toute femme espère de son amant.   Finalement, je conclus dans un crescendo très brillant qu'il a de la peine à suivre mais qui nous conduit néanmoins l'un et l'autre à une explosion orgasmique qui nous laisse, un long instant anéantis moi sur lui, emprisonnant son pénis encore dégorgeant en quelques spasmes sur le fond de mon vagin frémissant. Après avoir retrouvé son souffle, Cyril me dit : "Tu sais, Cécile, c'est avec Chloé que j'ai découvert l'étang et la caverne, l'an dernier. Je n'ai rien dit hier, car c'était resté un secret. C'est là que nous venions faire l'amour, c'est tout de même mieux que de se câliner sur l'herbe ou dans les bois comme font les autres, non ? —Si, c'est mieux ; on est bien ici. Dis-moi, qui est cette Chloé ? —C'est une autre copine de Charlotte. Elle m'a appris, l'été dernier, à me débrouiller avec une femme. Elle m'a fait découvrir l'amour, beaucoup mieux, et de loin, que les filles de mon âge, qui sont chichiteuses ; on peut à peine leur mettre un doigt et elle sont même pas bonnes à nous sucer correctement. Elle s'appelle Chloé Epstein. Une très belle femme, un peu comme toi. Belle, tendre et sensuelle. —Diable ! Comme tu t'y connais déjà bien en femmes... —C'est Eric, son mari, qui parle d'elle comme ça. Il m'a remercié de m'occuper d'elle, tu te rends compte ? Car, m'a-t-il dit, sa sensualité (il a même parlé de libido, mais je ne sais pas trop ce que ça veut dire), sa sensualité est tellement exubérante, qu'il ne suffit pas à la combler. Pourtant, je t'assure, c'est un bel homme, qui doit avoir du répondant, et ils semblent très amoureux l'un de l'autre. Il m'a dit qu'un seul homme ne lui suffisait pas, et qu'il aimait mieux qu'elle baise avec moi, plutôt qu'avec des connards comme mon père et Julien. Il m'a dit aussi que Chloé est bisexuelle et qu'elle aime aussi les femmes. Comme toi, non ? —Oui, c'est vrai ! Qui te l'a dit ? —J'ai entendu, tout à l'heure, une conversation entre mon père et Julien. Ils se disaient que tu étais craquante, baisable, quoi ! C'est pourquoi je t'ai dit qu'il fallait leur montrer que nous faisions l'amour ensemble. Car tu sais, sinon, ils t'auraient embêtée jusqu'à ce que tu y passes, poussés d'ailleurs par Charlotte et Nadine qui adorent les partouzes. Je suis certain que dans leur coin, je ne sais où, peut-être aussi dans leurs chambres, ils baisent en chœur. Ce sont des échangistes. Mon père a dit aussi de toi que tu aimes les femmes, que tu avais baisé avec Charlotte dans le temps et qu'il avait bien vu que tu lui plaisais à nouveau, et à Nadine aussi. C'est vrai tout ça ? —Que Charlotte a été mon amante ? Oui, pendant trois ans, jusqu'à l'été du bac. Donc jusqu'à nos 18 ans. Charlotte a été mon premier amour, un amour qui compte. Pour le reste : est-ce que Charlotte voudrait recommencer ? Est-ce que Nadine s'intéresse à moi ? Je ne sais pas. J'ai connu une Chloé, après avoir rompu avec Charlotte. Elle était un peu comme tu dis, exubérante, instable, toujours avec plusieurs liaisons à la fois, si bien qu'entre nous, ça n'a pas duré plus d'une année, à peine, même. Elle s'appelait Ramain. Est-ce la même que ta Chloé Epstein ? Je ne sais pas : ma Chloé avait 4 ou 5 ans de plus que moi. Elle devrait donc avoir maintenant à peu près 40 ans. —Oui, c'est l'âge de Chloé, elle me l'a dit. Et je me suis senti très fier d'intéresser une femme aussi vieille. Depuis, j'ai couché avec d'autres : Charlotte, Nadine, et encore une autre copine de ma belle-mère. Mais aucune ne m'a paru aussi bandante que Chloé. Et que toi. —Je suis donc simplement bandante ? Pourquoi veux-tu donc me protéger des assauts de ton père et de Julien ? — Parce que je te trouve trop bien, tendre, caressante. Je me plais avec toi, et je n'ai pas envie de te partager avec eux, ils sont sales !"   En rejoignant les autres pour le repas, tous les deux enlacés comme des amoureux, je pense que me voilà sérieusement touchée par ce gamin...   Je me rends compte bien vite combien son jugement des deux hommes est fondé. Car, en effet, nous avons droit à des plaisanteries libidineuses du plus bas étage : "Il était bon ce câlin ? Ta foufoune a-t-elle été bien brossée ? Pas un peu trop jeune, ce gamin ? Peut-être que tu aimerais mieux baiser avec un vrai mâle ?" et quelques autres vannes éculées du même acabit, jusqu'à ce que, n'y tenant plus, je dise calmement: "Fermez vos gueules, machos à la manque !"   Très vite après le repas, pour les fuir, nous allons nous baigner à nouveau. Au large, l'étang s'approfondit rapidement, et le sable en suspension disparaît; c'est alors que Cyril se met en tête de me pénétrer dans l'eau. Comme nous avons ri ! Après avoir bu plusieurs fois la tasse, il comprend que ce n'est pas encore une prouesse à sa portée...   Nous revenons sur la berge au moment où les autres repartent forniquer dans les bois. Quant à nous, nous regagnons notre tanière, et là, sans se lasser, Cyril me prend et me reprend, comme si ce très jeune homme a une inépuisable ressource de sève ! Il se montre pressé de d'abuser de sa sexualité, toujours avec succès et pour notre plus grand plaisir.   Dois-je vous dire que le soir nous rentrons vannés ? Après le repas nous ne traînons pas à gagner notre chambre. Je n'attends pas Cyril ce soir, mais, au cas où il retrouverait une nouvelle vigueur virile, je ne ferme pas ma porte à clé.   Vers 11 heures, c'est Charlotte qui me réveille en se serrant contre moi. C'est avec émotion que je reconnais sa bouche sur ma bouche, sa main sur mes seins, la douceur de son corps sur ma peau et toutes les odeurs de la très jeune fille tant aimée parmi les nouvelles fragrances de la femme mûre...
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Samedi 28 mars 2009

Le pavillon d'entrée, une petite construction de plain-pied avec le clos engazonné et arboré de la Villa de Lesbos, comprend trois pièces dont l'une, qui devient le bureau de Zoé, est en relation avec la cuisine de l'appartement. Celle-ci, assez vaste, est réaménagée en cabinet d'examen. La pièce suivante, également de belle taille, est pourvue d'une salle d'eau avec douche. Partagé en deux, cet espace devient le domaine de Rama et de Caro. En avant un bureau dans lequel Rama reçoit les clientes et en arrière, la salle de massage avec la salle d'eau associée. La dernière chambre reste pour l'instant inoccupée : ce sera à partir de l'été, le cabinet de la diététicienne. Toutes ces pièces communiquent avec une entrée suffisamment vaste pour faire office de salle d'attente.

La première femme à avoir rendez-vous ce soir-là est Fanny Fabre, 25 ans. Elle est introduite auprès de Zoé par Rama.


"Bonjour Madame Fabre. Qu'est-ce qui vous amène ?
—Docteur, j'ai vu sur le site de votre association, l'École du bien-être, que vous ouvriez une consultation de sexologie. C'est pour cela que je suis ici.
—Très bien ! Vous avez donc un problème précis ?
—En effet, Docteur je suis frigide !
—Cela arrive en effet ! Qu'est-ce qui vous permet de l'affirmer ?
—Tout simplement parce que je ne ressens pas de plaisir lorsque je fais l'amour.
—Il va falloir, Fanny, que je vous pose des questions très intimes. Vous permettez que je vous appelle par votre prénom ? ce sera plus facile. Moi, c'est Zoé.
—Oui Zoé, vous pouvez m'appeler Fanny et me poser toutes les questions que vous estimerez nécessaires.
—Alors voilà : c'est avec un homme que vous faites l'amour ?
—Oui, avec mon mari, depuis cinq ans que nous sommes mariés.
—Et avant votre mariage ?
—Avant, jamais! J'étais vierge au moment de mon mariage.
—Et, à ce moment-là, donc, comment la défloration s'est-elle passée ?
—Normalement, je suppose, mon mari m'a pénétrée, j'ai eu mal et puis voilà. Depuis, jamais le moindre plaisir.
—Fanny, est-ce que votre mari vous fait l'amour souvent ?
—Oh, il voudrait faire ça souvent, tous les soirs même, mais je refuse jusqu'à ce qu'il se mette en colère...
—Comment s'y prend-il, Fanny ? Missionnaire, levrette, Andromaque, petites cuillers, lotus ? Soigne-t-il les préliminaires ?
—D'après ce que j'ai lu, Zoé, c'est en missionnaire, en général, qu'il fait l'amour ; parfois en levrette. Quant aux préliminaires, comme vous dites, c'est très vite fait.
—Avez-vous essayé avec un amant, ou une amante ?
—Oh ! Docteur, je n'ai pas d'amant, je suis fidèle. Et je ne suis pas attirée par les femmes.
—Pouvez-vous me dire, Fanny, si vous avez du plaisir lorsque vous vous masturbez, avec un doigt, ou avec un godemiché ?"

À cette question, Fanny reste interdite, rougissante. Elle finit par articuler, péniblement : "cette question me gêne, Zoé ; elle est indiscrète.
—Pas plus que les autres, j'ai besoin de savoir, Fanny, si vous voulez que je vous aide. Vous savez, toutes les femmes le font. Même celles qui jouissent avec leur mari.
—Vraiment ? Vous aussi ?
—Vraiment, moi aussi !
—Eh bien oui, quand je me caresse, j'éprouve du plaisir. Je n'ai jamais utilisé de gode.
—C'est une bonne nouvelle, ça ! Fanny, le faites-vous souvent ?
—Oui, Zoé, souvent. Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?
—Souvent, dites-vous. Chaque jour, ou moins souvent ?
—Chaque jour, et parfois plusieurs fois par jour...
—C'est bien, ça! C'est une bonne nouvelle parce que vous venez de me dire que vous n'êtes pas frigide. Il faudrait aider votre mari à vous donner du plaisir.
—Non Zoé, c'est un égoïste. Il faut que vous m'aidiez autrement.
—Alors, quittez-le et prenez un amant si les femmes ne vous attirent pas.
—Encore ! Pourquoi me parlez-vous encore de prendre un amant ? Ou une amante ?
—Si votre mari ne vous donne pas satisfaction, je ne vois pas d'autre façon de savoir si c'est un autre homme qu'il vous faut, ou une femme. Vous savez, Fanny, la sensualité d'une femme n'a rien à voir avec celle d'un homme. Les hommes, trop souvent son des brutes ; nous pourrons en reparler, si vous revenez me voir... Et puis, vous n'avez pas encore essayé un de ces jolis jouets sexuels que l'on trouve maintenant, et que nous pourrions vous faire découvrir ici. Beaucoup de femmes trouvent en eux des compagnons très agréables et dociles.
—Bon, je vous remercie. Je vais réfléchir. Combien vous dois-je ?
—Fanny, cette consultation est gratuite. Nous verrons la prochaine fois si vous revenez me voir."

En raccompagnant Fanny Fabre, Zoé voit que sa prochaine patiente est Valérie Gillois, 31 ans, qui vient pour sa troisième visite. C'est un cas différent de celui de Fanny. Elle a affaire à un compagnon qui perd ses moyens. Il débande dès qu'il faudrait entrer en action. Bien entendu, elle est frustrée. À la précédente consultation, ils sont venus en couple : Bruno, le mari, a convenu, en aparté, qu'avec une autre femme, ça ne se passait pas ainsi. Ce fut une séance difficile, puisqu'il a dû avouer à sa femme qu'il la trompait avec une collègue de travail, le soir entre cinq et sept. Mais ce fut positif, puisque Valérie comprit que c'était en somme une incompatibilité entre eux deux qui était la cause des pannes sexuelles de Bruno. Y avait-il une solution ? Zoé avoua que la solution la plus simple était la séparation du couple, mais que cependant, avant d'en arriver là, ils pourraient essayer de faire de l'échangisme en petits groupes avec des couples amis pour tenter de stimuler la libido sans doute un peu défaillante de Bruno en présence de sa femme.

"Alors Valérie, où en êtes-vous ?
—Eh bien voilà !, nous avons eu deux séances avec deux couples de nos amis, et cela n'a pas mal marché du tout. D'abord, moi, j'ai pris du bon temps avec mes deux amis et Bruno avec les deux épouses, dont l'une est d'ailleurs la femme avec laquelle il me trompait en catimini. Et, hier soir, il m'a baisée avec succès devant les deux autres femmes. C'est un début.
—En effet, c'est un début. Mais il faut poursuivre encore, avant de crier victoire. Je crois que vous devriez essayer de le rendre jaloux, en refusant de faire l'amour avec lui devant les autres et même en baisant avec un autre homme, ou avec une femme, oui, avec une femme, ça le rendrait furieux, non ? En lui faisant savoir, après coup bien sûr. S'il tient vraiment à vous, ça pourrait le stimuler.
—Vraiment, vous croyez, j'y avais pensé, mais je n'osais pas me lancer dans ce genre de traquenard. Charlotte, la fille qu'il baise, elle me plait bien, et je sais qu'elle est à voile et à vapeur.
—Essayez donc, mais vite, il faut aller vite : vous n'allez pas garder ce mari s'il ne vous baise pas. Est-ce que vraiment vous avez attendu de me voir pour vous faire servir ? franchement ?
—Franchement ? Franchement non ! Il y a longtemps que j'ai trouvé des compensations. Oui Zoé ! Avec mon beau-frère, de cinq à sept... Lui, il bande bien et me fait jouir, vraiment!
—C'est bien, ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Il faut prendre soin de vous."

En raccompagnant Valérie, Zoé retrouva Fanny qui demanda si elle pouvait prendre un nouveau rendez-vous.

"Zoé, j'ai réfléchi. Au moins aux sex-toys : je veux faire des essais. Quand pouvez-vous me prendre ?
—Pour cela j'ai besoin de faire équipe avec ma collègue, Madame Lê. Je
vais l'appeler pour lui demander quand elle pourrait se libérer. Je sais qu'elle est là en ce moment : êtes-vous pressée de rentrer?
—Maintenant? Oh oui !, ce serait très bien ! je suis pressée d'essayer."

par MORE - publié dans : École du bien-être
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